FOUILLES À SAQOARAH
LE MASTABA DTDOUT
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SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L’ÉGYPTE
FOUILLES À SAQQARAH
LE MASTABA D’IDOUT
PAR
R. MACRAMALLAH
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
1935
À MON VÉNÉRÉ MAÎTRE
WLADIMIR GOLÉNISCHEFF
EN TÉMOIGNAGE DE VIVE
ET PROFONDE RECONNAISSANCE
R. MACRAMALLAH
INTRODUCTION.
Dans le présent volume les différentes scènes représentées dans le mastaba d’Idout
ainsi que les inscriptions qui les accompagnent sont reproduites en fac-similé sur les
planches V et VI1-XX, d’après des calques faits par Abdel Halim Eff. Helmi, dessina¬
teur au Service des Antiquités. Il s’agissait pour nous de reproduire d’une manière
claire :
i° des bas-reliefs gravés par un premier propriétaire;
2° des bas-reliefs gravés par une usurpatrice à remplacement de ceux du premier
propriétaire ;
3° des dessins ou des inscriptions en peinture seulement;
4° des bas-reliefs gravés par le premier propriétaire et qui furent martelés par
l’usurpatrice mais dont beaucoup de traces apparaissent.
Voici comment nous les représentons. Les deux premières catégories sont indi¬
quées de la façon normale : une ligne un peu épaisse marque l’ombre du relief.
Les dessins en peinture sont marqués par un trait simple uniforme. Enfin les inscrip¬
tions martelées mais encore visibles sont reproduites par un trait simple recouvert
de hachures.
Dans le texte on rencontrera certaines abréviations; ainsi (aj.) devant une inscrip¬
tion indique que cette inscription a été ajoutée par l’usurpatrice.
Pour les autres détails, par exemple les flèches <—-, -—-, etc., j’ai adopté la mé¬
thode de M. B. Gunn dans sa publication Teti Pyramid Cemeteries.
L’échelle de la réduction des planches est indiquée sur chaque planche, près du
titre. Une traduction des légendes et prières est donnée là où il m’a paru possible de
le faire. Pour les inscriptions mutilées, martelées ou ajoutées après coup, qui me
sont restées inintelligibles, j’ai reproduit les signes en conservant leur disposition
même, dans l’espoir qu’un jour des lumières nouvelles permettront de les utiliser
pour compléter ou éclaircir quelques-uns des points encore obscurs.
Le plan du mastaba (planche II ) a été relevé par M. J.-Ph. Lauer, architecte attaché
aux travaux du Service des Antiquités à Saqqarah.
VIII
M. P. Lacau et 0. Guéraud ont bien voulu lire mon manuscrit et m’ont suggéré
nombre de retouches^ M. H. Gauthier a sacrifié plusieurs heures à corriger mes
épreuves. Qu’il me soit permis de leur témoigner, ainsi qu’à tous ceux qui ont aidé
à l’apparition de cet ouvrage et principalement au personnel de l’Imprimerie de
l’Institut français d’Àrchéologie, l’expression de ma plus vive reconnaissance.
Le Caire, février 1935 .
R. MACR AM ALLAH.
D’IDOUT.
LE MASTABA
CHAPITRE PREMIER.
DESCRIPTION GÉNÉRALE.
h e mastaba de Seshseskel i ' = Ssd-l) , surnommée Ç7 V* ïdw-l, a été découvert
en janvier 1927 par G. M. FirthW, lors du dégagement de la face extérieure sud du mur d’en¬
ceinte des monuments de Zoser. 11 est situé au sud-est de la pyramide à degrés et est séparé
dudit mur d’enceinte par une rue large de 5 m. 5o (pl. I et 111). Il avait été construit pour un
vizir nommé m = ’lhyW, et fut usurpé, probablement peu de temps après la sépulture de
son premier propriétaire, par la clame Seshseshet.
SUPERSTRUCTURE.
POSITION.
Les gros murs de ce mastaba se composent d’un remplissage de moellons de calcaire local avec
un revêtement en calcaire blanc de Tourab. Ce revêtement, en gros blocs, est disposé par assises
irrégulières. Le mastaba comprend en tout dix pièces (voir plan), dont cinq seulement sont
décorées; ces dernières en forment la partie ouest. Les autres servaient comme magasins et cou¬
loirs et l’une était le serdab M. Ce mastaba occupe une superficie de 22 mètres de long (nord-sud)
(1) Pour plus de détails sur ces noms, voir plus bas, p. 38 .
<*) Annales du Swvice des Antiquités, t. XXVII, 1927, p, 107. Voici ce que Firtli en dit : «This clearance [clearance
of tlie south face of the Temenos wali] resulled in the discovery of a large Mastaba of the early Yl th dynasty originally
built for a certain Ilchy but used as a tomb by a lady named A dut. ïbe mastaba is of the YP h dynastv type, the whole
space being taken up with rooms and magazines. A dut was a royal daughfer but perbaps not a princess. On one wall
is a scene witb the colour well preserved of Adut standing in a papyrus canoë while before ber a cat and an otter (or iclmeu-
mon) take young birds from the nests of wild duck and black and wliile kingfiskers. In a lower register a crocodile
waits with open jaws to seize a baby hippopolamus wbicb is being born. The stela chamber originally decorated and
inscribed for lkhy (as the substitution of fl for «— sbews) is of good VI th dynasty work. but the scenes of every-day lite
are entirely replaced by tbose of a ritual cbaracter such as the slaughtering of animais and processions of offering bearers.»
( 3 > Ce nom a été reconnu d’après les inscriptions martelées du mur est de la salie B et d’après celles du sarcophage. H
avait été mal lu d’abord : voir la note précédente.
f 4 ) Il se trouve derrière le mur nord de la salle B (voir plan), et l’ouverture était pratiquée dans ce cote.
Le Mastaba d’Idout.
i
2
LE MASTABA D’IDOUT.
sur 1 4 mètres environ de large (est-ouest). La face extérieure de ses murs est en talus et le
fruit est de i/io e environ. La porte d’entrée se trouve sur la face sud®.
BAS-RELIEFS.
Les bas-reliefs qui couvrent les murs des cinq salles décorées représentent quelques-unes des
différentes scènes qui figurent dans les autres mastaba de l’époque (début de la VI e dynastie).
Mais comme la plus grande partie des murs a disparu, — excepté ceux de la salle de la stèle (E)
conservés presque intacts, — les scènes de la vie journalière sont, par suite, peu nombreuses®.
Les représentations commencent, comme dans la plupart des mastaba, au-dessus d’un soubas¬
sement peint en noir, haut de 1 m. 20 dans la salle E et de 1 m. o5 seulement dans les autres
pièces. Deux bandeaux, l’un jaune et l’autre rouge, larges de 0 m. 08 chacun et séparés par
une ligne noire de 0 m. 02, surmontent cette surface noire ®. Sur les autres côtés, et cela sur
tous les murs, les représentations sont bordées par un bandeau large de 0 m. 06 et formé
par la répétition des couleurs vert, rouge, bleu et jaune, dont chacune couvre une longueur de
0 m. oh. Ces couleurs sont séparées entre elles par une bande de 0 m. o3 divisée en trois par¬
ties : celle du milieu est blanche, les autres noires.
Tout ce qui, dans la tombe, appartient personnellement à l’ancien propriétaire, comme les
portraits du mort, les pronoms personnels qui se rapportent à lui, les noms ou représentations
des membres de sa famille ou de ses serviteurs intimes a été marteléW. On a gravé, à la place,
des ligures pareilles se rapportant à l’usurpatrice ® (pl. VI).
Les scènes gravées sur les murs de la chapelle, ainsi que les inscriptions qui les accompagnent,
sont en relief® et sont exécutées avec grand soin. Les moindres détails y apparaissent. Celles
qui furent ajoutées par la suite, au moment où la tombe fut remployée par la dame Seshseshel,
sont gravées en creux. Le travail y est beaucoup moins soigné et dénote un artiste inférieur ù
celui qui avait travaillé pour le premier propriétaire (pl. VI).
Toutes les représentations et inscriptions étaient, comme d’ordinaire, coloriées, et l’on voit
encore des traces nombreuses de la riche polychromie de certaines scènes (frontispice et
pl. XXVII).
La salle E est la seule qui, au moment de la découverte, avait encore son plafond (pl. IV, A).
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K
• I} Normalement elle devrait se trouver sur la face est : Lacau, Rapport sur les travaux du Service des Antiquités (Comptes
Rendus de VAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1922, p. 377). Mais à partir de la V e dynastie on sait qu’il n’y
a plus de règle pour l’orientation de l’entrée d’un mastaba, dans les grandes nécropoles de Guizah et de Saqqarah. Elle
dépendait seulement de la direction de la rue de tombeaux dans laquelle se trouvait le mastaba.
Ges scènes ne figurent pas dans la salle de la stèle (E), comme Ta remarqué Firth (voir plus haut, p. 1, note 2).
^ Voir la décoration des tombeaux de VAncien Empire, dans Jéquier, Les éléments de Varchitecture, 1924, p. 90, dans
Manuel d'archéologie égyptienne .
(4) Pourtant sa représentation au 4 ° registre du mur est de la salle B (pl. VIII) ne fut pas martelée, peut-être par oubli.
Les inscriptions qui surmontent les scènes de transport de la momie vers la nécropole sur le mur est de îa salle B
lurent seulement martelées (pl. VIII).
Celles de la stèle sont gravées en creux.
DESCRIPTION GÉNÉRALE.
c-?
Celui-ci était formé de quatre grandes dalles en calcaire blanc, dont une est encore en
Les trois autres étaient en très mauvais état de
conservation, et l’on fut contraint de les casser
pour pouvoir les déplacer avant d’enlever le sable
qui remplissait la salle. Ces dalles étaient peintes
en rouge foncé avec des points blancs et noirs, à
l’imitation du granit®.
Les hommes, porteurs d'offrandes, officiants,
serviteurs ou autres, apparaissent pieds nus. Ils
ont, pour îa plupart, les coiffures courantes sous
l’Ancien Empire : i° coiffures à étages®; 2° sorte
de bonnet serré à la tête ®.
LA CHAMBRE DU SARCOPHAGE (FIG. 1).
SITUATION.
On y arrive par lin puits marqué «Pu sur le plan,
mesurant 2 m. 60 sur 2 m. 65 . Elle est située à une
profondeur de 11 m. 45 à partir du haut de la chapelle.
Le puits lui-même a les parois construites avec des moel¬
lons de calcaire local sur une hauteur de h m. 5 o envi¬
ron. Plus bas, il est creusé dans le roc après s’être rétréci
un peu (fig. 3 ). 11 donne accès à la chambre funéraire
par une porte de 1 m. 35 de haut et 0 m. 85 en moyenne
de large®. La chambre s’ouvre vers l’ouest.
Sur les quatre premiers mètres du haut, le puits était
rempli de sable; à partir de l’endroit rétréci, il avait été
rempli de moellons de calcaire local, sans mortier.
La chambre funéraire est entièrement creusée dans le
rocher, un roc jaunâtre et friable. Elle mesure 10 m. 45
3
place (h.
Fig. j.
f
L _ h
Fig.
(1) C’est celle du fond; elle mesure 2 m. 3 o sur 1 m. 02.
(3i Newberry-Griffith. Beni-Hasan, t. IV, 1900, dans Archaeological
Survey of Egypt , description de îa planche XXI; Firth, Teii Pyramid
Cemeteries, dans Fouilles à Saqqara, p. i 5 -i 6 et p. 24 , salle funéraire
de Mereruka : rrThe roof is painted red and Mack to imilate granité*.
(5) Mogensen, La collection égyptienne de la Glyptotkèque N y Carlsberg ,
1980, À 65 7. p. 88; Murray, Egyptian Sculpture, 1980, p. 49, fig. 1
et 2 de la page 48 .
(4} Wi edemann , Bas allé Agypten (Kulturgeschicktliche Bibliolhek, 1920, Haartracht ); Murray
page 48 ; Erman-Ranke, Ægypten und aegyptisches Leben im Altertum, 1928, p. 246 .
(5) Le jambage nord de l’entrée mesure 0 m. 80 et celui du sud, o m. 90.
Fig. 3.
, ibiâ., p. 49 et fig. 3 de la
k
LE MASTABA D’IDOUT.
de long (nord-sud) sur h m. ho de large vers le nord et h m. 20 vers le sud. La hauteur du
plafond est de B m. 10 environ (fig. 2 et 3 ).
Pour faire pénétrer le sarcophage, un monolithe de grandes dimensions (voir plus bas), on
avait du pratiquer, au-dessus de la porte actuelle, une ouverture de 2 m. 3o de large qui fut
ensuite bouchée par de la maçonnerie h). Mais comme le rocher formant plafond s’était fendu
vers la partie très élargie de l’entrée, on l’avait soutenu par un pilier carré de 1 m. 10 envii’on
de côté et qui se trouvait devant l’entrée et à 1 m. 65 d’elle (voir fig. 1 et 3 ). Ce pilier fut
détruit par la suite (probablement par ceux qui violèrent la tombe) (fig. 3 ).
Le côté ouest de la chambre présente, à h m. 7 5 de l’angle sud et à 1 m. 20 du sol, un retrait,
M (fig. 1) de h m. 3 o de long sur 1 m. 80 de haut et 1 m. 80 de profondeur. C’est là, proba¬
blement, que se trouvait déposé le couvercle du sarcophage avant la sépulture^. A 3 m. 85
de l'angle sud-ouest se trouve une petite cachette N (fig. 1) pour les vases canopes (?)!*), de
1 m. o 5 de long sur o m. 77 de large et profonde de 1 m. o 5 . Elle est à 0 m. 25 au-dessus
du sol de la salle.
REPRÉSENTATIONS.
Toutes les parois avaient été recouvertes d’une très fine couche de plâtre; le bas était peint en
noir sur une hauteur de 0 m. 90. Venaient ensuite les deux larges bandeaux jaune et rouget.
Plus haut, on avait peint, en différentes couleurs, les offrandes destinées au défunt, ainsi que
les autres tableaux et les inscriptions qui accompagnent de coutume ces représentations. Les
tableaux étaient entourés de chaque côté par la frise multicolore large de 0 m. 06 W. Malheu¬
reusement, il ne nous reste que peu de chose de ces représentations; car la nature même du
rocher dans lequel cette chambre a été creusée, a ajouté aux dommages causés par l’usurpatrice
d’abord, et par les voleurs d’antiquités ensuite.
A côté du renfoncement et à 5 m. 5 o environ du mur sud, est placé le sarcophage rectan¬
gulaire, orienté normalement nord-sud^ (fig. 3 et pi. XXI, B).
SARCOPHAGE.
Cuve. — Elle est d’un seul bloc de calcaire blanc; longueur 2 m. 95, largeur 1 m. 35 et
hauteur 1 m. 2 5 . A l’intérieur elle mesure 2 m. 20 de long, 0 m. 7 h de large et o m. 72 de
profondeur.
Couvercle. — Une seule pièce également, du même calcaire blanc; longueur 3 m. 18, lar¬
geur 1 m. 60 et épaisseur 0 m. 55 .
(1) Comparer ta salie funéraire de Mereruka dans Firth , Teti Pyramid Cemeteries, t. I, p. 28, dans Les fouilles à Saqqara.
m Comparer te mastaba de 'Ankhma 'H or dans Firth, Teti Pyramid Cemeteries, p. 16.
(3) Ibid., p. 17 et 43 .
(1) Les mêmes que ceux de ta chapelle (voir plus liant, p. 2).
'O Lacar, Rapport sur les travaux du Service des Antiquités, Kjoi-iyaz , dans Comptes Rendus de l’Acad. des Inscript, et
Belles-Lettres, 1922, p. Bqq.
DESCRIPTION GÉNÉRALE.
5
Le sarcophage, cuve et couvercle, n’est pas complètement poli; il est à peine dégrossi; et les
parties où devaient être gravées les inscriptions furent rendues planes et lisses au moyen d’une
mince couche de plâtre un peu rougeâtre.
OBJETS RECUEILLIS DURANT LES FOUILLES.
Au moment de la découverte, la tombe était complètement saccagée.
Sur le sol du magasin a (voir plan) et dans le rédime h) on a trouvé quel¬
ques objets de peu d’importance^, dont un couteau en silexW, long de
o m. 18 3 (fig. h). Il y avait aussi en c une quinzaine de
vases en terre cuite rouge foncé(fig. 5 ). Ces vases, du
type commun à la VI e dynastie, furent trouvés, d’après
le raïs des fouilles de Firth, dans ce même magasin c.
Le sarcophage renfermait des morceaux d’ossements et
des pièces de bandelettes noircies par une substance dont
on trouve encore des traces.
SÉPULTURES POSTÉRIEURES^.
Au sud et de chaque côté de l’entrée du mastaba, une
Fi S- 5 - série de six sépultures avaient été creusées dans la surface
aplanie devant la façade (pi. III, A). Deux de ces sépul¬
tures étaient couvertes par des voûtes en briques crues et en calcaire. Dans d’autres les cada¬
vres avaient été déposés dans des cercueils (en roseaux ou en bois). Il semble que ces sépultures
doivent remonter à une époque assez ancienne pour être à un niveau aussi bas.
^ Décombres.
(2) Dans son Journal, Firth cite notamment en date du 19 janvier 1927 :
cp 2'. Scraper o m. 06 5 .
cp 3 . Bone bnrnislier o m. 06 5 .
cr 4 . Three Unis shells, one used for black and red paints.
ce 5 . Wooden paddle, o in. 07 from model boat».
Ce couteau est ie seul objet que j’aie pu retrouver dans les magasins du Service à Saqqarah.
( 1 * 3 4 ) D ü’y a aucune allusion à ces vases dans le Journal.
Journal, en date du 21 janvier 1927 :
cp A. Empty grave, o m. h o deep.
ccB. Empty grave, 0 m. 4 o deep; 011 ground between them the JJ J îrr-k\ blocks.
ce G. Burial under brick arch (raching) not vet cîeared.
crD. Burial 0 m. 4 o deep in rectangular grass box.
ccE. Collin of dum(?) wood, white painted : S [al lin g imitation of writing xnade by insects in tîiis paint.
ce F. Skeleton N. S, on back. Remains of papyrus coflin, Ârms W. Bones juvénile.»
CHAPITRE II.
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
CHAPELLE.
Face extérieure (pi. V, E). — Côté gauche (ouest) : une partie des jambes de la dame Iclout,
debout et devant eiie :
Porte d’entrée. — Hauteur inconnue.
Jambage ouest (pi. V, Fj. — Les pieds de la dame sont tournés comme pour se diriger vers
l’intérieur du tombeau. Cette pose n’est pas normale; d’habitude, le défunt semble aller à la
rencontre des parents ou amis qui viennent visiter la tombe! 1 ).
(—MV-V
SALLE A (PL. V, B, C et D).
Sa hauteur originale n’est pas connue ! 2 * ).
Mur sud. — Scène de pêche P). Une partie du premier registre seulement. On y voit, vers
le milieu, une grande barque légère, formée de tiges de papyrus liées par des cordes en papy¬
rus également! 4 ). Vers le centre de cette barque restent encore les pieds de la dame Idout qui
devait être représentée debout sur une espèce de pont en bois! 5 * 7 ). On voit plus loin des parties
d’oiseaux : une oie ( Chenalopex Ægyptiaca )( a ) et un canard [Daflla acula)W. La barque se fraie un
(1) Davies, Rock Tombs of Skeikh Said, dans Archaeological Survey of Egypt, 1901, p. 11 (tomb of Serfka. n° 2 4 ) ;
Davies. The Rock Tombs of Deir et Gebrawi , t. I, 1902, dans Archaeological Survey of Egypte p. 10 (tomb of Àba); Davies-
Gar dîner, The Tomb of Amenemhet (The Theban Tombs Sériés ), 1928, p. 18; Shorter, The Tomb of Âahmose (Journal of
Egyptian Archaeology, t XVI, 1980, p. 54 ),
(2) La hauteur de la salie de la stèle (E) est connue, ainsi que celle de B et D; mais comme il ne reste que quelques
assises de pierres des autres pièces, il serait hasardeux d’essayer d’en indiquer la hauteur.
Comparer : Petrie , Dendereli, 1898, p. 8, pLV; Erman-Ranke , Ægypten und aegyplisches Lehen im Altertum, 1928,
p. 269; Montet, Les scènes de la vie privée dans les tombeaux égyptiens de F Ancien Empire , 1920, p. 20 et suiv.; Roreüx,
Etudes de nautique égyptienne , dans Mém. de F Inst, franc. d’Arch. orient, du Caire , t. L, 192 5 , p. 188 et suiv., etc*
(4) Petrie, Deshasheh, 1898, p. 7, pi. V (tomb of Anta).
(5} Dans la scène pareille, mais mieux conservée, du mur ouest de la salle E, cette partie de la barque est peinte en
rouge. Comparer Davies. The Rock Tombs of Deir el Gebrawi , t. ïï, 1902, p. 4 et pl. III.
Küentz, Voie du Nil (Chenalopex Ægyptiaca) dans F antique Egypte (extrait des Arch, du Muséum d'Hist, natur. de
Lyon , 1924, t. XIV).
(7) Boussac, Le canard à longue queue ou zPîletn (Dafila acuta, Linné), dans Recueil de travaux, XXXIII, p. 5 g.
5
LE MASTABA D’IDOUT.
chemin au milieu des touffes d’une plante aquatique (le Potamogeton lucens, L.)d) représentée
penchée devant elle. Vers le fond, dans une petite barque légère, également en tiges de papyrus,
se trouvent trois pêcheurs : le premier est courbé et tient de ses deux mains le haveneau®. Un
grand nombre de petits poissons sont représentés pris dans cet engin®. Le second pousse la
barque à l’aide d’une longue perche qu’il enfonce au fond de l’eau et sur laquelle il s’appuie
fortement Entre ses jambes on voit un panier en halfa (Eragrostis cynosuroides, R. S.)®,
ou en feuille de palmier dattier (Phoenix dactiliphera, L.)®, plein de poissons. Le troisième, age¬
nouillé, tient la pagaie ®. Derrière ce dernier : (-J) B .
Dans la partie qui représente l’eau on a gravé, outre les différentes espèces de poissons
connues à cette époque®, des hippopotames (Uippopotamus amphibius )®, des crocodiles ( Croco -
dilus niloticus )(® et le Potamogeton lucens.
Mue nord. — Scènes de pêche. C’est d’abord le grand fdet à flotteurs, rempli de poissons et
tiré vers la rive®) par les pêcheurs. Deux de chaque côté sont tournés vers le filet, tandis que
deux autres regardent dans l’autre sens. Ils semblent faire un grand effort. Les flotteurs sont en
forme de trapèzes isocèles ayant le grand côté en haut t®, et ils sont attachés par un seul tour de
corde au filet; tandis que celui-ci est retenu au fond de l’eau par des poids, en pierre®) ou en
métal (plomb)®), liés par deux tours à sa partie basse. Plus à l’ouest, c’est une petite barque
légère, dans laquelle se voient les pieds de trois pêcheurs. Puis vient une grande barque pareille
à celle du mur sud et sur laquelle devait figurer la dame Idout. Devant elle on voit le commen-
Keimer, Le Potamogeton lucens L. dans l’Egypte ancienne (Revue de l’Egypte ancienne, t. I, 1927, P* su i v *)»
Nouvelles recherches au sujet du Potamogeton lucens L. ( ibid., t- II, 1929, p. 210, et t. III, 1980, p. 36 - 4 1).
^ Boreux, Etudes de nautique égyptienne, p. 189; Montet (Les scènes de la vie privée . . ., p. 24 ) appelle cet engin
épuisette . Dans la Moudirieh de Béhéra, il est appelé par nos fellahs d’aujourd’hui chelb.
Comparer Morgan, Recherches sur les origines de VEgypte, t. I, p. 176; Dàvies, Ptahhotep and Alchethetep ( Archaeo-
logical Survey of Egypt ), 1901, t. II, pl. XVI; Davies, Deir el Gebrawi, t. I, pl. IV et t. II, pl, V; Bissing, Die Mastaba
des Gem-ni-kai, t. I, 1906, pl. IV; Blackman, Rock Tombs of Meir, t. II, pl. IV et t. III, pl. VI; etc.
(4) Les barques qui de nos jours sillonnent le Nil sont munies de cet instrument, appelé en arabe medrah .
(5) Keimer, Flechtwerïc aus Halfagras im Alten und Neuen Aegypten, dans Orientalistische Literaturzeitung, 1927, n° 2,
col. 80. Ce panier est peint en vert de même que la barque.
W Hartmann, Uagriculture dans l’ancienne Egypte, p. 2 5 ; Loret, La Flore pharaonique, p. 34 , n° 38 .
(7) Voir Boreux, La nage à la pagaie, ibicl., p. 228.
^ Pour l’identification de ces espèces, voir plus bas, p. 42 .
w Hartmann, Versuch einer systematîschen Aufzàhlung der von den alten Aegyptern bildlich dargestellten Thiere ( A . Z., t. II,
1 864 , p. 76); Paton, Animais of AncientEgypt, 1925 , p. 32 (72 b). Il est connu en Égypte sous les noms de zrf, ou
i , ou y ^J\ voir Malouf, An Arabie zoological Dict. (al Muktataf ’, août-septembre 1982).
Gaillard-Daressy, La Faune momifiée ( Gat . gén. des Antiq . du Musée du Caire j, p. 67, n°* 29678 et 29628, etc.
(11 * Davies, Rock Tombs of Sheikh Said (Arch. Surv. of Egypt), pl. V et XII: Davies, Rock Tombs of Detr el Gebrawi
( Arch . Surv, of Egypt), t. I, pl. IV; Wiedemann-Pôrtner, Grabreliefs aus der Grossherzoglichen Altertümer Sammlung zu
Karlsruhe, 1906, pl. VI; Bissing, Die Mastaba des Gem-ni-kai, t. I, pi. XIX: Holwerda-Boeser, Beschreibung der âgypt.
Sammlung, 1908, pl. XIV; Steindorff, Bas Grab des Ti, pl. 7 et 117; Schâfer, Von âgyptischer Kunst, 1980, pl. 9,1, etc.
(12) Comparer Petrie, Medum, 1892, pl. XXVIII, n° 7 et Holwerda-Boeser, ibid,, pl. XVI.
{13) Davies, Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t I, p. 12.
(14) Petrie, Les Arts et Métiers, trad. franc, par Capart, 1912, p. 121 (comme sous la XVIII e dynastie). Dans Schâfer,
ibid., ces poids sont ronds.
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
9
cernent de la colonne d’eau que l’on représente d’habitude montant aussi haut que le défunt et
dans laquelle se trouvent représentés deux gros poissons W harponnés par lui.
Vient, en dernier lieu, une petite barque légère. Un premier pêcheur, assis sur un coussinet
en papvrust 2 ), et ayant la jambe gauche repliée sous lui et la droite étendue en avant, tient de
la main gauche un fil! 3 ) auquel sont attachés un appâté et quatre hameçons! 5 ), dont l’un a déjà
pris un poisson de l’espèce Synodontis schall ( 6 b De la main droite, le pêcheur tient un bâton pour
tuer les poissons à leur sortie de l’eau (7 É
Mm ouest. Partie du i er registre seulement. — Rapports des ^ j^J $ gérants des fermes» du dé¬
funt ( 8) . En partant du sud, on voit deux scribes accroupis, vis-à-vis i’un de l’autre. Chacun
d’eux a la jambe gauche au-dessous de lui et la droite élevée! 9 ), et chacun tient dans la main
gauche un rouleau de papyrus sur lequel il (écrit avec une tige de jonc ( Juncus maritimus, Lam.)! 10 )
qu’il tient entre les doigts de la main droite! 11 ). Deux autres tiges de jonc se trouvent derrière son
oreille! 12 ). Devant eux, ils ont chacun une petite table où est posée une écritoire! 13 ) (rouleaux de
papyrus, palette, jonc et un petit vase d’eau). Au-dessus de leurs têtes : (
{1) Petrie, Deshasheh, pl. XXIV; Borchapdt, Das Grabdenkmal des Kônigs Sa\hu-re\ t. II, 1918, j>. 3 o, pl. 16; Daressy,
Le mastaba de Mera, p. 627; Blackman, The Rock Tombs of Meir, t. IV, 1924, pl. VII; Boreux, Etudes de nautique égyp¬
tienne, p. 192; Montet, Les scènes de la vie privée. . p. 20, etc.
Dans le mastaba de Aba à Deir el Gebrawi la colonne n’est pas représentée ; mais par contre on a peint en bleu la
partie qui entoure les poissons; Davies, Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, p. 12 et pl. III.
(2) Borchardt, Drei Hieroglyphenzeichen (i. Z., t. 44 ,1907, p. 78, Abb. 3 , 4 ); Montet, Les scènes de la vie privée, p. 20
et fig. 21 de la page 100.
Morgan, Recherches sur les origines de l’Egypte, t. I, p. 176; Davies, Ptahhetep and Akhethetep, t. Il, pi. XIII et XV;
Davies, Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, pl. VI et t. II, pl. IV; Bissing, ibid., t. I, pl. IV ; Blackman, Rock Tombs of
Meir, t. III, 1916, pi. VI, etc.
Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire naturelle des poissons du NU (Description de l’Egypte ), t. XXIV, 1829. p. 286-286.
rrCorps pesant placé au-dessus des hameçons, pétri avec de l’orge geiinée. . l'orge gerniée répand au loin une odeur
qui attire le poisson u.
(5) Comparer Klebs. Die Reliefs des alten Reîches, 1915, p. 76. Peur la forme des hameçons et l’époque où ils ont
apparu, voir : Petrie, Tools and Weapons, 1917, p. 87 et pl. XLIII, n° 60; Radclïfpe, Fishing from îhe earliest times,
2 e édit., 1926. p. 3i2-3i4.
Gaillard, Loret et Kuentz, Recherches sur les poissons. . . (Mém. de VInst franc. d’Arch. orient., t. LI, 1928, p. 60
et 107); et voir plus bas, p.' 42 .
(7) Gela pour que ces poissons ne soient pas exposés à être pris par les hameçons voisins et leur corps déchiré, par le
fait même, en plusieurs endroits. D'autre part c’est pour que les pêcheurs eux-mêmes ne risquent pas devoir les hameçons
s’accrocher à leurs vêtements ou à leur corps.
(S) Cette fonction équivaut, a mon avis, à ce qu’on appelle aujourd’hui nazir d’une ezha Jtàü.
La règle du bas-relief égyptien . Benédite . La cueillette du lis . . . (Fondation Eugène Piot, Monuments et mémoires,
t. XXV, p. i 3 ).
(lû) Keimer, Flechtwerk aus Halfagras im Alten und Neuen Aegypten (Orient. Literat, 1927, n° 2. col. 84 , note 1). Des
exemples de ces calames employés dans l’Égypte ancienne sont exposés au Musée du Caire, salle 29 du i cr étage (salle des
papyrus) sous le numéro 69028, avec des tiges nouvelles de cette même plante.
(11) La façon dont l’artiste ancien a voulu représenter le roseau entre les doigts du scribe de gauche est réellement ingé¬
nieuse.
Celte attitude se rencontre souvent chez les Égyptiens d’aujourd’hui.
Lacau, Notes de grammaire à propos de la gramm. egypt. de M. Erman (Recueil de travaux, XXXIV, p. 211, note 3 ).
{U) Maspero, Etudes égyptiennes, t. Il, p. 1 27 : La carrière administrative de deux hauts fonctionnaires égyptiens; Gardiner .
Le Mastaba d*Idout.
2
10
LE MASTABA D’IDOUT.
cr/e serviteur du ha et intendant de la maisonv et pas de nom; le second (■—>) aj. 1 "Kl (ED
« k scribe du Pharaon, Teti-'Ankh-n. H y a aussi des inscriptions peintes en rouge dont on
distingue^ : (< —«) / ; ^ jTjjjî «préposé au domaine « et (»—►) j j j Jsi?
« l’attaché au serviteur du ha, Neferhhentn. Puis viennent cinq «gérants de fermes r> ( 2) . Ils se tiennent
pliés dans une pose de profond respect. Le premier porte le bras gauche vers l’épaule droite,
tandis que son bras droit pend le long du corps. Le second, au contraire, a le bras droit plié vers
l’épaule gauche et l’autre abaissé; et ainsi de suite. Il est à remarquer que ceux dont le bras droit
est baissé ont la main dépassant le genou, tandis que chez ceux dont le bras gauche est baissé la
main n’atteint pas le genou. Les j* jjj sont menés, par le cou, par les «intendants de la maisonr.
Le premier porte au-dessus de sa tête : personnage qui arrive après les deux
premiers couples a le visage tourné en arrière. De sa main droite tombante, il tient un bâton;
son bras gauche est étendu au-dessus de ceux qui viennent derrière lui. Au-dessus courait une
ligne d’inscription dont il reste : («—■) A fS P «fais qu’ils viennent, vite [= donne p.
Là. \ ^
Mur est. — Il ne reste de ce mur aucune des assises ayant porté des bas-reliefs.
SALLE B (PL. V, A, VI-IX).
La hauteur de la porte qui mène à cette salle est de 2 m. 08.
Jambage est (pl. IX, A). — Deux registres p —«).
i er registre. — Transport de la statue Deux hommes faisant face à un traîneau sur lequel
est placée la statue de Seshsesliel debout. Devant le traîneau un serviteur verse à terre de l’eau
d’un vase, pour empêcher le bois du traîneau de prendre feu (par frottement); au-dessus de sa
tête : (»—► ) «jeter de l’eau n. Un quatrième personnage, nommé : (]-*-) aj. | brûle
l’encens devant la statue.
Une ligne d’inscription surmonte ce registre : (»—► ) aj. ^
(4)
‘( 5 )
The group K imi-r’ overseer [A. Z., t. XL, 1902 , p. i 4 a); Lange, Der Titel (A. Z t. XLII, 1906, p. 1^2); Montet,
Les scènes de la vie privée . . ., p. 11 h.
W Ces inscriptions ont été ajoutées à la suite et probablement par les serviteurs eux-mêmes, pour que leurs ha puissent
jouir des représentations de la tombe. Comparer Murray, Saqqarah Mastabas, p. 9.
Comparer : Davies, Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, p. i 5 ,pl. VIII; Montet, ibid., p. 1 5 1 ; Daressy, Le Mastaba
de Mer a, p. 53 1.
(3) Comparer : L.,D., t. II, pl. 64 bis, 78, io 4 , etc.; Holwerda-Boeser, Beschreibung. . . der Agypt Samml., pl. XIX;
Morgan, Découverte du mastaba de Ptah-Chepsès dans la nécropole d’Abou-Sir (Revue archéologique, III e série, t. XXIV,
189/i, pl. I et II); Borchàrdt, Kunstwerhe ans déni Agypt. Mus. zn Kairo, pl. 22; Bissing, Die Mastaba des Gem-ni-kai, t. 1 ,
pl. VI; Steindorff, Das Grab des Ti, pl. 62 et 70, etc.
{4) est mis pour Dans le groupe ^ ■£, le mot est exact, et le sert à la fois à ^ et à W : Gunn, Teti
Pyramid Gemeteries [Les fouilles à Saqqara ), t. I, p. 89, note 4 . Mais le scribe a omis le ^ partout dans ce mastaba.
{5) Dans l’arabe vulgaire, une mère dit : rrMon 61 s qui est de mon ventre^ tandis qu’un père dit : rrMon
fils de mon dos (?)», ù-A .
(6) On voit là des traces de IV de l’inscription martelée.
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
11
? V* d u r0 ' 1 ’ <1™ est de son corps (= ventre), qu’il aime [Seshseshet] Idout-n.
)es traces de l’inscription primitive martelée apparaissent encore çà et là.
a e registre. — Quatre porteurs d’offrandes. Aucune inscription.
Jambage ouest (»—*). — Tableau pareil à celui du jambage es U 2 ). Devant celui qui brûle l’en¬
cens on lit : (*J) aj. HT1”^”.
La hauteur de cette salle B est de 3 m. 45 . Sur le côté est s’ouvrent deux portes : la pre¬
mière donne accès à la salle C et la seconde à la salle D.
Mur sud (pl. IX, B). — Défdé de bœufs (»—*-). Quatre registres entiers et une partie du cin¬
quième.
i er registre. •— Trois bouviers conduisant entre eux deux bœufs à grandes cornes en Ivre
(Bos taurus macroceros, Dürst)! 3 ). Au-dessus de chacune des bêtes : (t—«)
2 c -â e registres. — Même tableau.
m-
Mur nord (pi. V, A). — Un seul registre (»—►) : Arrivée des gérants de fermes. Tableau pareil
à celui du «mur ouest r, de la salle A. Le premier des scribes est intitulé (-‘-j) c - 3; le second
^ ^ Devant le quatrième conducteur de j* jjj on lit : (j-) £/\ P AwwA -
Mur est (pl. VIH). — Cinq registres p —«). Seule la partie centrale de ce mur subsiste^.
1 er registre. — Défilé des porteurs d’offrandes. Chacun des serviteurs porte sur la tête! 6 ) un
plateau, chargé de provisions, qu’il soutient de la main droite. De la main gauche, il tient un
autre objet d’oflrande : un pigeon, une fleur de lotus ( Nymphæa lotus, L.)W, etc. Les inscrip¬
tions gravées par ordre du premier propriétaire, et en sa faveur, furent simplement martelées.
Aucune autre inscription ne les remplaça. Des traces des inscriptions martelées se laissent recon¬
naître, et on peut distinguer : après les a e , 3 e , 5 e et 6 e porteurs d’offrandes, vers le haut : (*|)
|| ^ | ^ j|
le bas : (*j)
après le
«par Ihy. . . r; après le 4 e : (*|) ^ «pain pur
’ a P r ^ 8 ^ es 116 et 12 e : (q)|
K0*
13 e
r, ; après les 8 e et 9 e , et vers
. . . le vénérév ; et
. Ilathor v .
Restauration d’après le jambage ouest .
Trace du long bâton que le premier propriétaire de la tombe tenait dans sa main et qui fut gratté par l’usurpatrice.
(3) Dürst, Notes sur quelques bovidés préhistoriques (extrait de L’Anthropologie, Paris, t. IX, p. 129-158, 655-676);
Anderson, La dénomination égypt. des bœufs sans cornes (Sphinx , t XVI, 1911, p. i 64 et t. XVII, 1918, p. 81); Patqn,
Animais of Ane. Eg p. 2 et 3 .
Ce titre se trouve, sous la forme ^ ln seulement, dans la salle B, mur ouest, 3 e registre, derrière la dame (p. 1 5 ).
Les blocs qui constituent ce mur avaient été trouvés dans le rédivie et ont été remis en place au moment de la re¬
construction du mastaba.
(6) Ce sont les femmes qui, habituellement, portent les paniers sur la tête. Partout ailleurs, dans ce même mastaba, les
serviteurs portent les plateaux sur leur épaule.
{1) Loret, L’Egypte au temps des Pharaons, 1889, p. 109.
(8) Ce mot veut-il dire ici les sujets de. . . ; Blagkman, Rock Tombs of Meir, t. III. p. 6 : ^\ ^ ’ Gunn, Teti
Pyramid Gemeteries, t. I, p. 209; Erman-Gràpow, Wôrterbuch, t II, p. 106 et 107.
12
LE MASTABA D'IDOUT.
2 e registre. — Transport de la momie vers la nécropole! 1 ). Deux barques en bois et à rames
remorquent une troisième barque à proue en forme de. fleur de papyrus. Dans la seconde des
barques cinq rameurs, debout, tirent à grande force. Au-dessus de leurs têtes on voit, sus¬
pendue sur deux perches terminées en fourche, la grosse corde à laquelle est attachée la troisième
barque. Vers la poupe, un timonier dirige la barque au moyen de la pagaie! 2 ). Vers la proue, le
chef de l’embarcation et son assistant ont le bras droit replié et la main au-dessus de lepaule
gauche; le premier tient dans sa main gauche le kherp. Le mouvement des rameurs dans les
deux barques est alternatif (les uns plongent leurs rames dans l’eau quand les autres sont sur
le point de les en retirer)! 3 ), pour assurer*à la barque remorquée une traction constante.
Dans la troisième barque on avait placé la momie du défunt pour la transporter vers la nécro¬
pole. Au-dessus courait une ligne d’inscriptions dont il reste : (»
. le vénéré auprès ÆAnubis maître de la sépulture
dans la nécropole, le chef de la justice et vizir . . . u. Plus bas : (<—«) ■ |ÎT~"|T ^
cc que Ptah fasse, que Ptah me fasse atterrir (= joindre à la terre) [à moi, notamment] a Ihy . .
iilllilû
. v .
Sur
Derrière celui qui tient la pagaie de la seconde barque on voit : j -jj . ^ et
la proue de la troisième barque, une dame agenouillée a son bras droit tombant vers les ge¬
noux, dans une attitude de grande tristesse. Au-dessus de sa tête : (-[) •
3 e registre. — Plusieurs hommes, dont six seulement sont conservés, tirent une corde attachée
à la barque de la momie du registre inférieur! 4 ) et aident ainsi à l’atterrissage. Puis le registre
est divisé en deux parties. Dans la partie supérieure on a entassé les différentes provisions,
tandis que la partie inférieure semble avoir été réservée à la représentation du dépeçage des
bêtes pour les offrandes et des parties qui en sont extraites. A chaque extrémité de ce reg istre
il y a un coffret (?) f 5 ). Au-dessus, des restes d’une inscription : (<—«) . J ^ ^
v ° —il •
1 ©i J? H <=>oj B.
U* r ' 1 fr
j enterrement^ bon dans la nécropole en ta di¬
gnité de Sâh (éh), de vénéré auprès d’Osiris, auprès de la Montagne occidentale .
•n.
k e registre . — Au milieu, Ihy tenant dans la main gauche un long bâtonet dans la main
droite le kherp . 11 porte le shento, la barbe postiche et la perruque ordinaire< 7 h Devant lui, le
{1) Comparer : Morgan, Fouilles à Dahchour, , 1896-1895, pl. XXII; Petrie, Deshasheh, p. 11, pl. XXV; Davies, The
Rock Tombs ofDeir el Gebrawi , t. I, p. i 5 et pl. X; t. II, p. 8 et pl. VII, et p. q 5 pl, XX; Holwerda-Boeser, Beschrei -
bùng. . pl. IX; Jéquier, Matériaux pour servir à l'établissement d’un dictionnaire d’archéologie égyptienne ( Bull de l’Inst.
franc., t. XIX, 1922, p. 160); Boreux, Etudes de nautique égyptienne, p. 262.
^ Les barques dans lesquelles on représente plus de quatre personnes sont toujours dirigées au moyen de la pagaie :
Boreux, ibid., p. 228.
(3) Boreux, ibid., p. 819 : Les trois temps de la nage égyptienne.
W Comparer : L., D., t. II, pl. 82, 48 , Go, 77, etc.; Petrie, Medum, pl. X; Holwerda-Boeser, ibid., pl. IX; Steindorff,
Das Grab des Ti, pl. 58 , 118, etc.
(5) Ces coffrets (?) §f (Erman-Grapow, Wôrterbuch, t. II, p. 108) sont les mêmes que ceux du mur ouest de la
chambre du sarcophage, placés sur des traîneaux (voir plus bas, p. 34 ).
Peint en jaune.
{7) Murray, Egyptian Sculpture, 1980, p. 48 , fig. 3 .
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
n
jjm J «prêtre lecteur t,. muni de son écharpe! 1 ', tient un grand rouleau. Viennent ensuite cinq
serviteurs tirant une corde (?). Derrière Ihy on voit quatre serviteurs ayant les deux bras repliés
vers la poitrine! 2 ). Au-dessus de leurs
têtes se dresse une espèce de tente garnie
de la représentation de feuilles de lotus
(Nymphcea Lotus, L.)! 3 ).
A côté : (p) | jjjpj **■■«"* | zs J .
5 e registre. — Les pieds et une partie
des jambes de cinq personnes.
Muu ouest (pl. VI et Vil). — Vers le
nord, Seshseshet debout dans une grande
barque légère en tiges de papyrus. Elle
porte la robe blanche, collante et trans¬
parente, tombant jusqu’aux chevilles et
retenue à ses épaules par des espèces de
bretelles. Elle a un large collier multi¬
colore et des bracelets verts aux bras et
aux chevilles. Elle est coiffée d’une sorte
Fj 5 - 6 - de bonnet marron qui serre étroitement Fl§ ' 7 '
la tête et laisse, par un trou, sortir une
tresse de cheveux; celle-ci porte à son extrémité un objet en forme de disque. Cet objet, dans
les représentations de ce genre de coiffure, est désigné par quelques égyptologues comme une
boule®. Mais la forme qu’il a sur la statue du Musée du Caire n° 3 7756 Journal montre claire¬
ment qu’il s’agit d’un disque (voir fig. 6 et 7). Sur la statue 3234 W, cet objet est de forme cubi¬
que. Cette coiffure!®) était surtout portée par les danseuses et les musiciennes! 7 ’, et le disque (ou le
Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. II, p. 12.
Bissing, Die Mastaba des Gem-ni-kai, t. I, pl. XXVI. p. 98.
(3) Loret, L’Egypte au temps des Pharaons , p. 109; Foucart, Histoire de l’ordre lotiforme, 1897, p. 86; Spàntqn, The
water Lilies of Ane , Egypt (Ancient Egypt, 1917, p. 1 et frontispice); Keimer, Note sur la représentation exacte d’une
feuille de Nymphæa Lotus L., dans Ann. du Serv. des Antiq., t. XXVIII, 1928, p. 38 - 42 .
t 4 ' Gapart, Une rue de tombeaux à Saqqarak, pl. LXIX ; Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, pl. XX; t. II,
pl. VII; Klebs, Die Reliefs des alten Reiches, p. 111; Erman-Ranke, Agypten..., 1928, p. 200; Montet, Les scènes de la
vie privée..., p. 871; Weege (F.), Der Tanz in der Anîike, 19 2 G, p. 28. Cependant Wjedemann, Das allé Agypten, 1920,
p. i 36 , dit que « c’est une boule ou un disque».
t 5 ) Publiée par Bissing, Eine Altâgyptiscke Mâdchentrackt ( A. Z ., t. XXXVII, 1899, p. 7 5 , figure de la page 77); Bor-
ciiardt, Statuen und Statuetten. .. ( Catal. général du Musée du Caire), t. I, n° 268, p. 160 el pl. 53 ; Wilkinson, The
Manners and Customs of the Ancient Egyptians.
W Les femmes égyptiennes ornent, encore aujourd’hui, leurs tresses fines de disques en or ou en argent et on appelle
cet ornement ULo.
(7 > Comparer : L., D., t. II, pl. 35 , 101; t. II, p. 66, note 4 ; Holwerda-Boeser, ibid.,p\. IX; Bissing, ibid.; Davies, The
Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, p. i 5 , pl. X et frontispice; Blackmàn. The Rock Tombs of Meir, t. IV, pl* 1X-X:
Klebs. ibid.; Montet, ibid., p. 871. H y a aussi des dames qui la portent : Erman-Ranke, Aegypten, 1928^. 200,
note 18.
14
LE MASTABA D’IDOUT.
poids en général) était probablement en bois, en métal (b ou peut-être même en limon du NiL 2 ).
Seshseshet tient dans la main droite une fleur de lotus qu’elle porte vers son visage < 3 ). Son bras
gauche, étendu, retombe à son côté< 4 ). Au-dessus de sa tête courent cinq colonnes d’inscriptions :
î + ‘ îH-ii* cr \ la vénérée auprès d’Osiris, 1 la vénérée auprès
d’Anubis, f la vénérée auprès du grand dieu, | la vénérée auprès du roi, ° Idoutn. Devant elle, une
colonne verticale d’inscriptions où on lit : (*-|) | '
.. < 11 , ~
_ ^ _ h _^ .. . 4 JLll puisa j-
1 [ ] <3 — f | ___ .et .. .les canaux et les marais . la fille du roi,
qui est de son corps dont le grand nom est Seshsesketv. Vers ses pieds, on a représenté, peint seule¬
ment, un serviteur étendant ses deux mains vers elle. Derrière, une dame, « la nourrice Nebelv
aj. (-|) a 555 !_ •, a le bras droit replié vers la poitrine et le bras gauche baissé le long du corps.
Vers le fond de la bai’que même se trouve un coflret rectangulaire avec, à l’intérieur, un rouleau
de papyrus noué et le vase d’eau. A côté est figuré un coussinet en papyrus et une sorte de gaine
en papyrus ou en halfa pour les harpons (?)W. Plus loin, on voit une petite barque légère, qui
semble coupée W, avec deux pêcheurs : le premier tient un haveneau < 8 ) et le second pêche à la
ligne (voir, plus haut, salle A, mur nord). Au-dessus : (-*—«) @ ttrempli » [le haveneau].
Derrière la dame, cinq registres se superposent (-<—«) :
i er registre. — Quatre personnages : le premier a les deux bras tombants; il est (»—>) aj. C_ " 3
j^| et le prêtre du ha du Pharaon. . . n. Son nom (*|) aj. ük, V , est gravé en creux devant
lui. Le second a le bras gauche replié vers la poitrine; c’est l’ inspecteur des maîtres scribes ^
PI ^ 6S ^ eux au ^ res tiennent chacun dans la main gauche une écritoire. Le premier est
j^jj te maître scribeii < 10 < et le second ^
ce commis
archiviste n < 12 <.
£1) Weege (F.) j Der Tanz in der Antike, p. 2 3 .
(2) Ahmed bey Kamal, Le tombeau nouveau de Méîr ( Ann. Serv. Antiq ., t. XV, p. 2 43 ).
Comme aux jours de cérémonies : Hartmann, L y agriculture dans l’ancienne Egypte, p. kk et 68.
(4) Ces détails dans la description sont complétés d’après les représentations pareilles dans ce mastaba . Voir aussi Cotte-
vieille-Giraudet, Fouilles de Médamoud (Fouilles de T Inst, franc. ) , t. IX, 1933, p. 8i.
(5) La lettre © manque.
(c) Blackman, The Rock Tombs of Meir, t. IV, 192/1 , p. 28 et 45 .
(7) Davi.es, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, pi. V; Klebs, Die Reliefs des allen Reiches, p. 101; Boreüx, Etudes
de nautique égyptienne. . p. 2 23 , flg. 66; Breasted, The earliest boats on lhe Nile (Journ. of Egypl. Arck., t. IV, 1917,
p. 17/i et 9 55 ); Hornblower, Reed-floats in ModemEgypt (Journ. of Egypt. Arck., t. XVII, 1981, p. 53 ).
(S} Ces pêcheurs au haveneau portent tous une espèce de tablier qui leur couvre la poitrine et qui est serré sous la
ceinture ainsi qu’à l’épaule gauche.
(9} Davies, Rock Tombs of Sheikh Said , p. 2/1, traduit ce titre par crSab superintendent of writing»; Blackman, The Rock
Tombs of Meir, t IV, p. 00, ffThe judge superintendent of the scribes» et Gunn, Teti Pyramid Cemeteries, p. i 58 , frSÜ-
olliciai of Inspectors of scribes».
(10) Maspero, Etudes égyptiennes, t. II, p. 122; Günn, ibid., frSJô-official of scribes», etc.
111 Ce signe se lit mes sous le Nouvel Empire : Ghassinat, Note sur la lecture si et mes du signe (Bull. Inst, franc.,
t. X, 1912, p. 175-181).
(I2) Maspero, ibid., p. i38.
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS. 15
3 e registre. — Quatre personnages pareils à ceux du i er registre avec de légères modifications
dans les poses : le premier est 1 es d eux sxxivants et le dernier
3 e registre. — Trois personnages : le premier a le bras droit replié vers l’épaule gauche et le
bras gauche vers le coude droit' 1 ); il est m ; le second, même pose dans le sens inverse;
il est 3 i l'attaché® au Sî-pr-n; le troisième, tient, de la main droite,
le haut de son bras gauche.
â e registre . — Les t er , 3 e et k e personnages portent, chacun, sur l’épaule droite un coffret
d’étoffes. Les i er et 3 e tiennent de la main gauche un bâton. Le second porte à la main droite
un bâton et de la main gauche un petit panier en papyrus®. Au-dessus de îa tête de cha¬
cun d’eux : (»—>) ^ ^ 1 cc préposé à la fabrique de lin -n
5 e registre. — Quatre hommes, dont les jambes et une partie du corps seuls apparaissent.
Le premier tient dans la main gauche une paire de sandales.
Devant la dame Haut, et sur toute la hauteur du mur. on voit la représentation du marais
avec ses oiseaux, ses plantes et ses animaux® (voir la planche frontispice). Tout à fait en bas,
sur une petite barque légère, un serviteur chasse l’hippopotame®. Pendant que de la main
gauche il tient les cordes auxquelles sont attachés les harpons pris à la gueule de la bête, du bras
droit, étendu, il lui lance un grand harpon®. Cette action devait se répéter jusqu’à ce que la
bête, à bout de force, cessât d opposer aucune résistance. Devant cet hippopotame, un autre, effa¬
rouché , pousse de grands cris. Derrière lui, une femelle est en train de donner le jour à un petit ®
tandis que derrière, un crocodile monstrueux ouvre sa gueule pour dévorer ce dernier( 10 b L’ar¬
tiste égyptien a-t-il voulu faire allusion ici au fait que ces bêtes vivent toujours en groupes®'?
Sur la même barque se trouve représenté un pêcheur au haveneau G 2 ).
Plus haut, des canards, des oies, des ibis, des martins-pêcheurs, des huppes, etc., ont construit
(1) Comparer Bissing, Die Mastaba des Gem-ni-kai, t. I, pî. XXVI, g 5 .
(2) Weill , Les origines de VEgypte pharaonique, La IF et la III dyn., 1908 , p. io 3 (Ann. du Mus. Guimet. Bihl d’Études,
fasc. XXV).
Newrerry-Griffith , Beni-Hasan, IV, 1900, pl. XIII, y voient un rrHarpoon reel»; Cottevieille-Giraudet. Fouilles
de Médamoud (Fouilles de ! Institut franc., t. IX, 1908, p. 81 et 82).
G) Gardiner, Two hieroglyphic signs and the Egyptien mords for Alab aster and Linen, etc. (Bull. Inst.franç., t. XXX, 1980,
p. 16 î-i 83 ).
Günn, Teti Pyr. Cem. , t. I, p. 97.
Comparer : L., D., t. II, pl. 77. etc.; Petrie, Deskashek, pl. XXII; Davies. Ptahketep and Akhetketep, t. II, pi. XIII;
The Rock Tombs of Sheikh Said, pl. XI; The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, pl. V, et t. II, pl. III; Blackman, The
Rock Tombs of Meir, t. 1 , pl. II; t. III, pl. VI; t IV, pl. VII et XVII.
Comparer : L. . D., i, II. pl. 77; Petrie, ibid., pl, XXII; Gapart, Une rue de tombeaux à Saqqarah, pl. XXVI b; Bgr-
chardt, Bas Grabdenkmal des Kônigs Sa J hu-re, t. II, fig. 1 5 ; Daressy, Le mastaba de Mera, p. 5 26, 527; Steindorff, Bas
Grab des Ti, pl. 11 3 , etc.
G) Paton, Anunals of Àncient Egypt, p. 3 a.
Comparer Capart, Une rue de tombeaux à Saqqarah, pl. XXVI; cette scène se trouve aussi sur le mur nord de la
salle A (pï. V).
C’est cette scène qu'a décrite Firth dans son Report : voir plus haut, p. 1, note 2.
ll) Schweinfürth, Au cœur de l’Afrique, traduction française Loreau, t. II, 187a, p. 187.
^ 12) La pose du pêcheur au haveneau diffère dans chaque représentation.
16
LE MASTABA D’IDOUT.
leurs nids dans les ombelles de papyrus parmi les hautes touffes de cette plante. Quelques
petits viennent d’éclore dans ces nids. Un ichneumon (Herpestes)^ et une genette ( Genetta Dongo-
lana) W grimpent le long des tiges triangulaires à la recherche d’une proie. Les oiseaux, effa¬
rouchés! 1 s’envolent de tous côtés. La genette a déjà saisi un oisillon. Mais les mères, courageuses
et poussées par l’instinct de la maternité, fondent sur les bêtes pour défendre leurs petits.
La représentation de la genette et de l’ichneumon grimpés sur une tige de papyrus ne peut
être que conventionnelle, ces animaux étant trop lourds pour pouvoir tenir sur une seule tige.
L’artiste a sûrement voulu évoquer ces bêtes installées sur une touffe de cette plante. On tioiwe
un exemple encore plus net de la même convention artistique sur un morceau de calcaire blanc
provenant du même mastaba et où se trouve représentée une genette en train de mettre bas sur
une tige de papyrus^ (pl. XXVI, A).
Dans la partie supérieure de cette scène, qui est très mutilée, on a représenté les ombelles
des papyrus (cyperus)® en lignes superposées, ainsi que différents oiseaux en plein vol.
Le reste du mur est divisé en six registres (» *)•
i er registre. _ Le passage à gué d’un bras d'eau M. Un troupeau de douze bœufs et une
vache ^ est représenté nageant dans l’eau. Dans une petite barque légère qui les précède, un
bouvier tient un veau par les pattes de devant. Le veau, à moitié dans leau, se retourne vers
sa mère en meuglant; et celle-ci, qui nage à la tête du troupeau, lui répond. Au-dessus du trou¬
peau est inscrite la prière destinée à le protéger contre les crocodiles cachés dans l'eau et at ten-
dant le moment favorable pour attaquer"». On lit i f_ 1 M»V „
j\ ^ <== *’^ <== ’ " ô to i berger W, prends garde [ que ta face ] soit vivante à ce
èy M,celmqui %t 2 ms (surfïeaû, qui vient sans être vu; prends bien garde à luth. Dans la barque
qui suit, se tiennent quatre hommes : le premier est un bouvier agenouillé, le bras gauche tendu
vers le troupeau; de sa main droite il tient un bâton. Derrière lui o n lit l’interpellation que lui
lance son camarade de derrière : (— ) ‘ " é, °‘ b ‘ r S er {~g ardim
de bœufs), [étends] ton bras sur ïeau-n. Puis vient un troisième bouvier portant la main droite à son
visage et le bras gauche étendu en avant. H semble réciter une prière W. Au-dessus du timonier
de la première barque il y avait une inscription qui fut complètement, maitelee.
(1) Voir plus bas, p. 4 i. .
(! > Comparer avec ta scène du Musée de Berlin (Ausführliches Veneiehnis <ler àgypt. Altertümer der K mugi Mus. Berlin, 2.
Aufl., 1899, n° 200.35, d’apres Rlebs, Dw Reliefs des alten Reiches, p. 62).
( J > Lobet, La Flore pharaonique, p. 28, n° 28, et L’Égypte au temps des Pharaons, p. 107.
(4) L., D.. t. Il, pl. Co; Petrie, Dcshasheh, pl. XV: Davies, Ptahhetep and Akhethetep, t. I, pl. III; The Rock Tombe oj
Deir et Gebrawi, t. II, pl. V et XX; Holwerda-Boeser , Beschreibung. . ., pl. XIV; Capart, Une rue de tombeaux a Saq-
qarah, pl. XXVIII; Steindorff, Bas Grab des Ti, pi. 118; Firth-Gonn, Teti Pyr. Cem., t. II, pl. 5 a.
(S > La vache est représentée sans cornes, et les bœufs avec cornes. Ce n’est pourtant pas une règle ; Paton, Animais oj
Ancient Egypt, p. 4 et suiv.
(•) Les crocodiles se cachent sous cette plante aquatique, le sy : Erman, Reden, Rufe und Lieder auj Graberbildern des
alten Reiches, 1919, p. 19.
G au dîner , The egyptian Word for Herdsman [A. Z., t. àa, îqoi, p. 116).
w Erman, ibid., p. 19, et Keimer, Reçue de l’Égypte ancienne, t. I, 1927, p. 195-197.
W Mogensen, La collection égyptienne de la Glyptothèque A y Carlsberg, 1980, p. S 5 .
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
17
2 e et 3 e registres. — Dans chacun d’eux on voit quatre petites barques légères revenant des
marais, avec quatre serviteurs dans chacune. Ceux-ci rapportent apparemment les différents pro¬
duits de ces lieux. Le mouvement énergique de ceux qui poussent les barques à la perche montre
leur bâte d’arriver. La représentation des volailles tenues, plusieurs en une poignée, ou liées
par les ailes et suspendues au bras, nous est familière. Au-dessus du 3 e registre et vers le sud :
(I—«) *Z — «sortir du marais de papyrus n 0).
h e registre. — Fabrication des barques légères de papyrus^. Les tiges sont d’abord coupées
et portées dans de longs paniers, puis liées très fortement. Au-dessus on lit : (•<—«) « cest
un papyrus tendre n (? ). Plus loin un des ouvriers crie : Q— «) |^ | et tire à toi n ; et celui-ci lui
répond : (»—*) « c’est tiré (ou je lire; je vais tirer) r> si l’on admet qu’après | ^ et après
p ? ^ il faut suppléer le suffixe de la première personne du singulier. Arrivent ensuite quatre
ouvriers tirant différentes cordes d’une barque presque terminée. Au milieu, c’est le vieux bate¬
lier, ventru avec sa longue canne, qui surveille (?) le travail. Au-dessus de la tète du 3 e ouvrier
(-< — «) ^ s ___ s . Plus loin on lit : (j-<-) j -=»> ^-==» jj^ m «jefais selon ton désir » j IVîr
. Tous ces hommes sont représentés, comme d’ordinairetout à fait nus.
f\ l.i / ...A
A / vvvvvrr V
5 e registre. — C’est, à partir du sud, une scène de vêlage^. Un homme, debout, tient la
queue d’une vache qui donne le jour à un petit. Il semble surveiller un autre homme agenouillé
derrière elle et qui tire le veau par les pattes de devant pour hâter la délivrance. La vache est
représentée poussant un meuglement de douleur et avec toutes les caractéristiques de l’effort
qu’elle fait; devant elle : (»—*) ® •' • Ensuite vient le début d’une scène de saillie
J\ ésyjf _ .
Sur le dos du bœuf on lit : («—») WÊÊ. ^ ui ■ «= k saillir -n. Le mur présente ici une lacune
de 0 m. 70 environ. On voit, ensuite, une vache, la queue en l’air, ayant son veau auprès d’elle.
Elle est attachée par la patte de derrière à une corde qui passe autour de l’épaule du serviteur
debout derrière elle. Enfin vient un intendant de maison appuyé sur un long bâton avec la jambe
gauche fléchie et le pied gauche posé sur le pied droit 1°); il crie « . . . bienn.
6 3 registre. — Des traces de barques légères.
Maspero, Etudes égyptiennes, t II, p. 109; Mont et. Les scenes de la vie privée. . p, 67, etc.
Maspero, ibid ., t. I, p. 100; Hartmann, Uagriculture dans Vancienne Egypte, p. 43 et i 54 ; Hornblower, Reed-jloais
in Modem Egypt (Journ. of Egypt. Àrch t. XVII, 1981, p. 53 ).
{3) Comparer : L.. Z)., t. Il, pl. 106 a ; Davies, The Rock Tombs of Sheikh Said, pl. XII; Ptahhetep and Akhethetep, II,
pl. XIII, etc.; Capart, Les débuts de Fart en Egypte, 1904, p. 53 .
Cf. Loret, Les animaux reproducteurs dans F Egypte ancienne (Recueil de travaux, t. XVIII, 1896, p. 198); Petrie,
Deshasheh, pl. V, XVIII; Davies, Ptahhetep and Akhethetep, t, 1 , pl. XXVII; t. II, pl. XIII; The Rock Tombs of Deir el
Gebrawi, t. I, pl. XI; t. II, pl. XIX; Blackmàn, The Rock Tombs of Meir, i. I. pl. X; t. III, pl. IV, etc. Les scènes de nais¬
sance de différentes bêtes ne sont pas rares. Dans le temple de Ne-user-re*, Jahreszeiten, nous voyons nne lionne, une
panthère, une antilope, une gazelle donnant le jour à un petit (Klebs, Die Reliefs. . . Àbb. 49). Dans Blackman, The Rock
Tombs of Meir, t. II, pl. VII. nous voyons une guenon. Plus tard, dans Davies, Five Theban Tombs, pl, XII, nous trouvons
une ânesse qui donne le jour à un ânon, tandis que derrière eiie un loup attend pour le dévorer.
(5) Cf. L., D ., t. II. pl, 77; Petrie, ibid., pl. XVIII; Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, pl. Vil; Black-
man, The Rock Tombs of Meir, t. II, pl. VII, etc.
(6) Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, p. 20; Capart, Lue rue de tombeaux à Saqqarah . p. 69, pl. XCL
Le Mastaba d’idout ,
3
18
LE MASTABA D’IDOUT.
SALLE G (PL. X).
Rien ne reste des bas-reliefs qui couvraient les jambages de la porte menant à cette salle.
Mur sud. — Il y reste trois registres (»—*).
i er registre. — Recensement (?) des troupeaux. Un scribe tient sa palette sous le bras droit et
dans la main gauche un rouleau de papyrus. Viennent après lui un ibex (Ibeoc beden et un
oryx I [leucoryx )( 2 ), précédés et suivis chacun par deux hommes. Au-dessus du premier : —«) _
[îïd et (
second : (-*-
2 e registre. — En partie conservé. Trois porteurs d’antilopes : le premier et le troisième por¬
tent chacun un couple de faons! 3 ) suspendus à chaque extrémité d’une barre en forme de balance.
Au-dessus du premier ; (■*—«) ^ «jeune v (=V6rt)! J ). Le second porte une gazelle sur son épaule.
y - ff apport du tribut - n .
3 e registre. — Un oryx entre deux hommes.
G
)•
«qui t’est docile n (=qui t’obéit ou va t’obéir), et au-dessus du
Mur nord. — Parties de trois registres : (-*—«). Transport des coffrets d’onguents et de par¬
fums ! 5 ).
1 er registre. — Deux grands coffrets à longs manches, en forme de tabouret à quatre pieds,
portés chacun par deux serviteurs. Le premier contient l’huile éft : (»—►) p au-
dessus du second : (—*) ff] [ p^ ] [b) r~] P * ^ M «coffret de l’huile iftv.
ü e V€0'i$tv6. — Scène psreille à celle du i er registre uvec, entre les porteurs de grunds colTiets,
un serviteur portant un petit coffret sur son épaule. Au-dessus du premier coffret : (*—►) | g
« huile hknvo, et au-dessus du second Kp^TTTf! «coffret de l’encens ét pour la fêter,.
3 e registre. — Trois coffrets : deux grands et, au milieu, un petit.
Mur est. — Partie d’un seul registre. Fabrication des coffrets! 7 ). Deux
[ 1 /*ws*A (§) 1 -n
mm j m et de 1 autre :
menuisiers polis—
(1 ) Petrie, Deshasheh, p. 43 , pi. XI et Medum, p. 38 ; Montet, Les scènes de boucherie (Bull, de l’Inst. franç., t. VII,
1910, p. 9); Paton, Animais of Ane. Egypt , p. 11.
O) Bonnet-Loret, L’oryx dans l’ancienne Egypte.. ., p. 159-178.
O) Comparer Bissino, Die Mastaba des Gem-ni-lcai, t. I, pi. XXVIII, p. 1 00.
(i) Ce sens correspond exactement au mot arabe populaire ,Ai.t dans l’expression yàâJ fv: Sas « canard vert et
pigeon verts, «jeunes canards», etc.
(5 > Voir Lucas, Cosmelics, peifumes and incense in Ane. Egypt. ( Journ. of Egypt. Arch., t. XVI, ig 3 o, p. hh et suiv.).
Dans l’original ces coffrets ne sont pas ornés d’urm.
( 7 ) Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, t. I, pi. XIV.
(8) Maspero, Etudes égyptiennes, t. I, p. g 4 et Lallemand, Les assemblages dans la technique égyptienne et le sens original
du mot menkh (Bull. Inst, franç., t. XXII, 1 g a 3 , p. 77-98).
RE PB ÉSEN TATIONS ET INSCRIPTIONS.
19
Mur ouest. — De ce mur sur lequel devaient se dérouler les scènes agricoles, il ne reste
qu’une partie du premier registre représentant le transport des moissons W (-s—«). Cinq baudets
reviennent après avoir été débarrassés de leurs charges! 2 ), suivis par un ânier. Derrière celui-ci,
arrivent en courant quatre autres qui tiennent à la main gauche un bâton. Aucune inscription.
Sur le côté est de celte salle s’ouvrent deux portes (voir plan, pi. II); celle du nord mène
vers les magasins et couloirs; l’autre, mène vers des escaliers qui conduisaient à la plate-forme
extérieure du mastaba® (pi. III, R). Ce dispositif se rencontre dans tous les mastaba du nord de
la pyramide de Teti et qui datent de la VI e dynastie ! 4 ).
SALLE D (PL. XI-XIII).
Porte. — Hauteur 2 m. 08 ! 5 ); hauteur de la salle même 3 m. A 5 .
Jambage nord (pl, XI, A). — Partie du premier registre (»—►). Une partie de la représentation
de trois porteurs d’offrandes. Le second tient d’une main une corde attachée à la patte de devant
d’un jeune veau. Un quatrième tenait une corde à laquelle est attachée une antilope.
Jambage sud. — Rien ne reste.
Mur sud (pl. XIII, A). — Quatre registres («—«). Procession des porteurs d’offrandes.
1 er registre. — Partie seulement. Trois serviteurs sont chargés de différentes provisions! 0 ).
2 e registre. — Quatre porteurs d’offrandes (ci. i er registre).
3 e registre. — Quatre hommes dans une barque légère apportent les produits du marais (?).
Le second de ces hommes porte un veau sur ses épaules; les trois autres poussent la barque à
la perche.
h e registre. — Cinq porteurs d’offrandes (ci. i er ~2 e registres).
Mur nord (pl. XIII, B ). — Au milieu de ce côté se trouve la porte donnant accès à la salle E.
Les deux côtés, à part cette entrée, ne sont décorés d’aucun bas-relief! 7 ). Au-dessus de la porte
on voit la procession des porteurs d’offrandes en trois registres (»—*).
i er registre. — Sept serviteurs, dont les deux premiers portent entre eux une table “J” char¬
gée de provisions (le premier a la tète retournée en arrière); les cinq autres portent chacun
d’une main un plateau chargé d’offrandes, et de l’autre un ou plusieurs des différents produits
destinés aux repas du défunt.
Davies, The Rock Tombs ofSheikh Said, p. 22, pl, XVI; Montet, Les scènes de la vie privée. . ., p. 207.
Comparer : L t II, pl. kf, 5 i, 73; Davies, Ptahhetep and Akhethetep, t. II, p. i 3 , pL VIII; Holwerda-Boeser,
Beschreibung. . pl. XXI; Hartmann, L’agriculture dans VEgypte ancienne, p. 101, etc.
^ Capàrt, Une rue de tombeaux à Saqqarah, p. 28.
^ Firth, Teti Pyramid Cemeteries. . ,, 1. 1 , p. i 5 .
Là ou elle est encore visible, la hauteur des portes est toujours 2 m. 08.
(6) Les derniers serviteurs des i ar et 2 e registres portent chacun deux plateaux, un sur chaque épaule.
<7) Pourtant des traces de peintures représentant de grands vases de parfums apparaissent vers le bas du côté ouest.
3.
20
LE MASTABA D’IDOUT.
2 e et 3 e registres. — Ils présentent chacun huit porteurs d’offrandes pareils à ceux du i er re¬
gistre. Aucune inscription.
Mur est (pl. XI). — Parties de six registres (-* —»).
1 er registre. — Seize serviteurs portant des offrandes, avec l’inscription suivante devant eux :
(•*j) p ^ p ft l’apport M des meilleurs (=choisies ) jambes [de devant] et des volaillesr.
Les deux premiers de ces serviteurs portent chacun une jambe de devant d’un bœuf; devant le
second on a ajouté à l’encre noire (-J) JTJ J p|||j|. Les deux suivants ont chacun une oie qu’ils
tiennent entre les bras étendus; d’une main la tête et de l’autre, les ailes. Au-dessus du troi¬
sième on lit : aj. (»—►) ^ seri 'deur du ha, préposé à la fabrique du lin, Mé¬
rou v. Les autres portent différentes sortes de provisions.
En haut de ce registre, la partie nord du mur est occupée jusqu'au plafond par une seule
scène : on y a représenté la dame Idout, debout! 2 ) (cf. salle B, mur ouest, p. i 3 ).
Au-dessus de la tète il y a six bandes d’inscriptions : (j-) aj. j ^ C x ^ |
i -«■Kilt
• o. '
^ * | tr la fille du roi qui est de son corps, la vénérée
’ I BWlj I iÉlll_ _
auprès du dieu, auprès d’Osiris maître de Busiris, Seshseshet, de son beau nom Idout ,.[la véné¬
rée] auprès du grand dieu [.[nom d une ville] ].®.®. Idoutr.
Derrière elle, et sur des registres différents, on a représenté deux dames ayant le bras gau¬
che replié vers la poitrine et le bras droit pendant le long du corps; la première est : (j-*-) aj.
«Nefer-hetepv, et la seconde (p) aj. <r Anset-n. Une bande d’inscriptions expli¬
que le sujet des scènes représentées : (-[) ' * 1 U1
ÎKiS E 3“ P ^ p l’inspection (= contemplation ) \de\ tous les beaux tra¬
vaux des champs . de ses fermes, de ses villes de la terre du nord et du sudi\
2 e registre. — Un scribe en train de lire dans un rouleau de papyrus qu’il tient entre ses deux
mains. Devant lui (*j) : aj. ÜHIfflŒDf O tt le scribe du Pharaon et serviteur du ka
Teti-ankhn. Viennent ensuite douze porteurs d’offrandes : le premier porte sur son bras gauche
une oie vivante dont il tient le bec de la main droite té. I) e son bras gauche pend une gerbe
d’oignons (5 > ( A Ilium cepa )! fi ). Devant lui : ( j-) aj : ffîfDTYl | cc le serviteur du ka Kliw-
(1) Le mot arabe populaire rend exactement le sens de P ^
(2) Elle tient de la main droite un pigeon.
W Dans l’inscription originale il y avait seulement, comme elle est disposée en ligne verticale
et que la place occupée par la lettre *_n’était pas suffisamment haute pour y insérer la lettre p, les usurpateurs se sont
vus obligés d’enlever la lettre qui suit et qui est le Les traces de ces lettres martelées sont encore visibles. De même
pour le a qui suit [[] [j] [[].
(4) Pour ne pas risquer d’étre mordu (?). Cf. Blackman, The Rode Tombs of Meir, t. II, p. ai.
(5) Comparer Bissing, Die Mastaba des Gem-ni-kai, t. I, pi. XXVI. 64 .
(6) Loret, La Flore pharaonique, 1892. p. 36 , n° 42 ; Hartmann, Vagriculture . . p. 67.
Je n’ai pas pu retrouver le nom de ce roi (?).
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
21
ni*. Les onze autres portent chacun d’une main un plateau chargé et de l’autre des provisions.
Le premier est : (j-) aj. GM**.®-
3 e registre. — Quatre barques légères en papyrus portent les différents produits des pays
marécageux.
9
U* et 6 e registres. — Procession des porteurs d’offrandes; au second on lit : (*j) p® “
ft rapport de la pâtée [pour le gavage ] des oiseaux W» et plus loin V V- ^ (?).
5 e registre. — Scènes de joutes! 2 ). Dans l’une des barques, un des serviteurs qui avait failli
être jeté à l’eau, se retient à la barque en passant le bras gauche autour de la proue.
Mur ouest (pl. XII). — Sept registres (»—>).
i er registre. — Onze porteurs d’offrandes pareils à ceux du mur est. Le cinquième tient un
addax ( Addax nasomaculata )W, et le onzième un faon.
Au-dessus, la partie nord du mur est occupée par un tableau symétrique à celui du mur est.
Au-dessus de la tête de la dame se trouvent gravées sept lignes d’inscriptions : aj. (j-) 1K
•î+vTSlHMfvIBBB
i j ^ i y**
0 Rfi
i—/
lî
.111 i ï fîl # [\‘] 'i h f lk iu ™— la
vénérée. . . * la file du roi qui est de son corps, la vénérée . [la vénérée auprès du grand
dieu,. . . [ auprès d’Osiris maître de Busiris. . . [ auprès d’Anubis, au-dessus de sa montagne, maître
de la (erre sainte,. . . ® auprès de tous les dieux. . . J Seshseshet, de son beau nom Idoutn.
Devant elle, l’intendant de sa maison (?) porte sur l’épaule une houe et tient de sa main
gauche un fil auquel pend un poids allongé.
V
t—1
Devant lui : Srr~. ^ *
*(*)•
Porteurs d’offrandes.
2 e et 3 e registres.
â e -y c registres. — Ces quatre registres du haut s’étendent au-dessus de la porte d’entrée de
la salle et ils ont la moitié environ de la hauteur des registres ordinaires! 4 ). On y a représenté
les différentes espèces d’offrandes entassées les unes sur les autres.
(l) Voir Daressy, Mera, p. 548 , et Ekman-Grapow, Wvrtevbuch, t. I, p. 36 g.
(S) Wilkinson, The Mamers and Customs of the Ancien t Egyptians, 1878, t. II. p. 74; Rarsanti, Fouilles autour de la
pyramide d'Ounas [Ann. Sert. Antiq t. 1, p. 1 55 ); Davies. Ptahkelep aiul Alchetketep , t. II, pl. XIV; The Rock Tombs
of Deir el Gebrawi, t. I, p. i 3 . pl. IV et t, II, pl. V; Steinporfe, Dos Grah des Ti> pi. 110; Black man, Rock Tombs of Meir,
t. II, pl. IV ; Boreux, Etudes de nautique égyptienne, p. 201; Holwerda-Boeser, ibid., pl. XIV.
{3) K elle n, Die antike Tierwelt, t. I, 1909, p. 398 et fig. 97; Paton, Animais of Ane. Egypt, p. i 4 (21 a); Moxtet,
Les scènes de boucherie. . . (BulL Inst, franc. , t. VII t p. 2).
(4) Quibell-IIayter . Teti Pyramid Cemeteries, North side, 1927, p. ^ 3 , les appellent : «dwarf registers of ojfermgsn.
22
LE MASTABA D’IDOUT.
SALLE E (PL. XIV-XX).
Porte : hauteur 2 m. 08. Hauteur de la salle 3 m. 5 o.
Jambage est (pl. XVI, A). — La dame Seshseshet debout (scène pareille à celle du mur ouest de la
salle B, p. i 3 , avec cette différence que dans sa main droite, elle tient aussi une fleur de lotus).
Devant elle courent deux lignes d’inscriptions : (P) aj. j
©
• u
P J ^ ] cf la fille du roi, qui est
de son corps, la vénérée auprès de lui [= qu’il vénère ], que Hathor loue chaque jour, “ la vénerée auprès
d’Anubis au-dessus de sa montagne, Seshseshet, de son beau nom Idouln.
Derrière elle est représentée une dame avec le bras gauche replié vers la poitrine et le bras
droit baissé. Ses vêlements sont pareils à ceux àldout. Son nom : (<—«) aj. | SPiVsP
« Nefer-seshemès v est gravé au-dessus.
Jambage ouest (pl. XVI, B).— Tableau symétrique du précédent avec l'inscription suivante :
H)4 jd $ X*
j et la fille du roi, qui est de son corps, qu’il a prise en amitié (qu il aime ) et qu’il aime toujours, qu’il
vénère, J qu’il loue (=ou approuve ) toujours, la vénérée auprès d’Osiris, ldout-n.
Le linteau de la porte est formé par deux gros blocs de calcaire, peint en rouge tacheté de
blanc et noir pour imiter le granit rose( 2 ); le premier a o m. 58 de large, le second o m. Ao
seulement. La cavité pratiquée au-dessous du linteau garde encore encastrée la pièce de bois
dans laquelle tournait le gond de la porte en bois qui fermait jadis cette salle.
Mur sud (pl. XIX). — Ce côté comprend l’entrée décrite plus haut et une partie, vers l’ouest,
couverte de bas-reliefs. Elle est divisée en deux registres (-—►).
1 er registre. — Un bœuf, jeté par terre, a trois pattes liées; à gauche, un homme, appuyé
sur les pattes de l’animal, tire la corde qui les attache. De l’autre côté se tient un boucher fai¬
sant l’action de (^—«) P N.... «aiguiser [la lame]^ du couteau-n.
2 e registre. — Un homme, debout derrière un bœuf prêt pour le sacrifiée, serre très forte¬
ment les pattes liées de la bête. L’effort que 1 homme fait est bien marque par la pose de son
pied gauche qu’il appuie sur les pattes liées du bœuf, car cest un bœuf sauvageW. L’animal se
retourne. Au-dessus : (-J) ’ a P <2 j q —*•* c ligoter le bœuj [ng] pour le repas du
matin-n
(1 > Moret, Une classification des sens du mot | j P (Recueil de travaux, X\ II, p. 89).
(2) Voir pins haut, p. 3 , note 1.
Hartmann, L’agriculture. . p- 85 ; Montet, Les scènes de la me privée. . p. 1 58 *
(4) Montet, ibid., p. i 52 J P * JLa .=_ A * e ^ c *
O) Blagkman, The House ofthe Morning (Journ. ofEgypt. ArcL, t. V, 1918, p. i 53 ). Comparer Murray, Saqqara Mas¬
tabas, p!. XXI ; Sethe , Die altâgyplischen Pyramidentexte, §101, « ; § 1 a 4 , a, etc. ; Grapow, Eme aile Version von Tol$nbuch
Kapitel, 5 1 —53 ( A . Z ., t. /17, p. 106).
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
23
Plus haut et sur toute la largeur du mur, on a gravé cinq registres, représentant, entassées,
les différentes offrandes faites au mort (voir plus haut).
Mur xord (pl. XVII). — Sept registres [<—«).
i er registre. — Six porteurs d’offrandes. Les cinq premiers apportent chacun une oie (salle D,
mur est, i er reg.), le sixième porte un plateau chargé, une gerbe d’oignons et un pigeon. Devant
et
le premier, en haut : (»—►) aj. j|f|J|< en bas (p) JJ1 jVj; devant le second (»—>) Pi®
4 (BüHlî^T ; devant le troisième, en haut (» — ►) P \ ffi et en h9s : (H a i-
1»^-; devant le quatrième, en haut : (»—*) aj.
sic u»
i(TïlW eten bas:a i- (H
>^< ^ le cinquième, en haut : aj. et en bas : aj. (]->-) J. Au-dessus de leurs têtes une
bande d’hiéroglyphes : (»—►) p
«A. ■
k l’apport des meilleures (= choisies ) pattes [de devant] et des volailles par les inspecteurs des serviteurs du
ha, à chaque fête, chaque jour, à travers (pendant toute ) l’éternité n fl b
Au-dessus, vers la gauche, un tableau représentant la dame Haut assise, et devant elle la
table d’offrandes en forme de guéridon(voir mur ouest, même salle plus bas). Au-dessus de
sa tête cinq bandes d’hiéroglyphes : (j--) aj. j ^
M
4 1 K M ® k J * sie _ 5
] tf la fille du rot qui est de son corps, quil approuve
(= loue ) chaque jour, * quil a prise en amitié et qu’il aime toujours, sa vénérée * qui fait ce quil approuve
chaque jour, Seshseshtt, \ la vénérée auprès d’Osiris dans tous ces lieux, , auprès d’Anubis qui esl au-
dessus de sa montagne, Seshseshet, de son beau nom ldouln.
Derrière elle, à la hauteur de son épaule, on voit la représentation en petit d’un serviteur
tenant les deux bras étendus vers elle ( 3 '; au-dessus de sa tête : (-j) aj. PÎT W P\Î
cr l’inspecteur des vétérinaires Seshem-neferv. Plus bas, une dame, pareille à celle du mur est de la
salle D. Au-dessous de sa tête : (*|) aj. j ™ et plus loin : (*j) aj. ^ ^ .
Au-dessous de la table d’offrandes, il y a à gauche deux lignes d’inscriptions : (|+) 'A H
et mille pains . . ., etc. r> ; à droite un tabouret, peint en rouge, et sur lequel
sont posés une aiguière^ et son bassin.
(,) Gunn, Teü Pyramid Cemeleries, t. I, p. 121 et 19 5 .
(2) Jéqujer, Matériaux peur servir à rétablissement d’un dictionnaire d’ardu égypt {Bull, de VInst. franç., t. XIX, 1929.
p. 23 9 ).
W Comme, d’après la représentation première en reiief faite pour le premier propriétaire, les bras de cet homme dépas¬
saient le corps de la dame, on s’est contenté de peindre seulement la partie qui était avant la représentation de la dame.
(4) Chassinat, Note sur le titre 7 Æ {Bull. Inst, franc., t, IV, 1900, p. 220); Montet, Les scènes de boucherie ....
p. 9, et Les scènes de la vie privée. . ., p. 1 56 .
(5) Semble être un titre,
(6) Jequier, ibid., p. 1 85 .
24 LE MASTABA D’IDOUT.
a e registre. — Un serviteur tenant un encensoir. Devant lui : (p) aj.
derrière lui, un porteur d’offrandes.
3 e registre. — Deux serviteurs : le premier porte une oie; devant lui : (*j) aj. j ®ikTî
le second porte une cuisse de bœuf sur l’épaule et un vase dans la main gauche.
U e -’] e registres. — Provisions entassées.
Une sorte de banquette en pierre — un seul bloc de calcaire blanc de o m. 70 de large et
0 m. 5 0 de haut — occupe toute la largeur de la salle au bas de ce mur. Elle constitue pro¬
bablement, à côté de la table d’offrandes placée devant la stèle, une sorte d’autel sur lequel
venaient s’accumuler les provisions.
Mur est (pl. XX). — 11 est divisé en six registres (« — «).
4
i er registre. — 11 occupe toute la longueur du mur. On y a représenté, à partir du nord, cinq
porteurs d’offrandes suivis de cinq scènes de boucherie : les trois premiers portent chacun,
entre les bras, une patte de devant' 2 ' d’un bœuf; le quatrième soutient de sa main droite un
plateau chargé d’offrandes posé sur son épaule. De son bras pendent trois fleurs de lotus. De
la main gauche il tient un pigeon. Devant lui : (*|) aj. « le serviteur du ha,
ïinspecteur des trésoriers Nadjaï [=NzH); le cinquième tient de la main droite un canard pilet; à
son bras pend une corbeille; de la main gauche il tient une tête de veau posée sur son épaule.
Viennent ensuite les scènes d’abatage et de dépeçage du bétail destiné à l’alimentation du défunt.
Deux hommes se tiennent de part et d’autre d’un bœuf égorgé, dont trois pattes sont liées
ensemble; l’un d’eux tire la quatrième, celle de devant, que le second essaie de couper. Deu¬
xième scène : deux boucliers en train de couper une cuisse de derrière d’un bœuf dont les
autres pattes sont déjà coupées, tandis qu’un troisième « aiguise [la lame] du couteaun. Le couteau
semble ici être à l'envers' 3 ', et l’aiguisoir est probablement en métal' 4 ). Troisième scène : Un
boucher coupe une cuisse de derrière d’un Onjx leucoryx, P. ' 5 ' en la poussant en avant, et crie
« tire à loin à son camarade qui est devant lui et qui ouvre le ventre de l'animal.
Derrière sa tête : (*—►) —^ <r bouchern . Quatrième scène : Un ibex (Nubiana, Cuvier)' 0 ' entre
deux hommes : le premier est appuyé de tout son poids sur son couteau posé sur la bête; sa tête
est retournée en arrière' 7 '; au-dessus de sa tête : 'î 8 ^ . 1 cc arracher
W Comparer : fe., D., II. pl. 32 , 68, 71, etc.; Petrie, Medum, pi. XI, XXII, etc.; Davies, Plahhetep and Akhet-
hetep, t. II, pl. XXIII; Junker, Giza, 1918, pl. VII; Kuebs, Die Reliefs des alten Reiches, p. 120.
^ Lortet-Gailuard , La Faune momifiée de Vanc . Egypte (Préface de Loret, p. ix).
Les représentations sont très différentes sur ce point.
(4) Hartmann, L agriculture . . ., p. 85 ; Montet, Les scènes de la vie privée. . p. 1 56 , l’appelle, au contraire, pierre
à aiguiser. Les boucliers égyptiens d’aujourd’hui emploient un aiguisoir en métal pareil à celui de la représentation et
que nous appelons mostahad
Comparer Fiuth-Gunn, Teti Pyr. Cemeteries, t. II, pl. 3 .
(6) Idem., ibid., pl. III.
(7) Murray, SaqqaraMastabas , p. ai. Ce mouvement dénote l’effort que le boucher est obligé de faire pour tirer le cœur.
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
25
le cœur ] par le bouchernW; le second aiguise son couteau. Cinquième scène : un bœuf a les
trois pattes liées par une corde qu’un homme serre fortement (il s’appuie du pied droit sur
la bête). Un boucher coupe la quatrième patte (de devant) en criant à un troisième compagnon :
(-<—«) | et tire a loi, camarade n ' 2 '. Lelui-ci tient ia patte à deux mains. Derrière
sa tète : (»—*) r~^. «fais vile ' 3 ' [dépêche-toi] n.
Au-dessus de ce registre, une bande d’hiéroglyphes : (»—►) P^P "U^U ~
cc l’apport des meilleures [choses] [comme] tribut, toutes les bonnes
choses croissantes (= vertes) qui lui sont apportées de ses fermes et de ses villes pour [la fête] de l’ouver¬
ture de l’année, de Thol, du premier jour de l’an, pour [la fêle] w ; g [la fêt'e] du grand Sokar — [en]
pains, bière, gâteaux et feu — à chaque fête et chaque jour éternellement n.
11 est à remarquer ici que, logiquement, les porteurs des cuisses devraient venir après la des¬
cription des scènes de boucherie; car les pièces de bœuf ne peuvent être emportées qu’après
que la bête a été dépecée. De plus, quand, sur un même mur, figurent des scènes d’une même
nature (les scènes agricoles, par exemple dans Ti, pl. 121-1 25 ), les scènes se suivent à partir
du registre supérieur. Pourrions-nous en conclure que la description logique doit commencer
à partir de l’entrée pour se terminer auprès de la représentation du propriétaire de la tombe,
quoique les inscriptions qui expliquent ces scènes soient dans la direction contraire? Cette
description devrait aussi commencer par le registre supérieur, contrairement à la méthode suivie
ici et qui, d’ailleurs, est adoptée par la plupart des égyptologues.
Plus haut, la partie gauche du mur est occupée dans toute sa hauteur par une seule scène' 5 '.
Elle représente la propriétaire de la tombe assise sur un siège, à pieds en forme de pattes de
lion, Elle tient de la main gauche une fleur de lotus qu elle porte vers son visage. Son bras
droit plié repose sur sa jambe. Ses vêtements, sa coiffure' ô ', sont les mêmes que ceux décrits plus
haut. Devant elle et au-dessus de sa tête courent sept lignes d’hiéroglyphes : (j--) aj. j
-ci i tim
]■
ZPÜJV- } cp la fille du roi qui est de son
Montet, Les scènes de la vie privée . . p. 167.
{2) Erman, Pieden, Rufe und Lieder .. p. 6. De nos jours en Égypte on crie ; ^‘L» pour rappeler quelqu’un qui
ne fait pas attention.
f3) Comparer ^=> et dans Qoibell-Hayter, Teti Pyr . Cemeteries, North siàe, p. 22.
(4) Des traces du pronom martelé apparaissent.
(3) Là encore on voit des traces du pied, d’une épaule et du bras droit de la représentation du premier propriétaire.
(a) C’est ia première fois, à ma connaissance, qu’une dame représentée assise porte cetl.e coiffure terminée en forme
de disque.
Le Mastaba d’Idout.
fl
26
LE MASTABA D’IDOÜT.
corps, la vénérée en vérité (= réellement), qu’il aime toujours, Seshseshet, de son beau nom Jdout, * la
vénérée atiprès d’Osiris, * la vénérée auprès d’Anubis qui est sur sa montagne, j la vénérée auprès des
dieux maîtres de la nécropole, , la vénérée auprès d’Anubis qui préside dans la demeure divine, , la
vénérée auprès de Solcar chaque jour, Seshseshet, de son beau nom ldoutii.
Une bande verticale d’inscriptions, ayant la hauteur des cinq registres qui couvrent le reste
du mur, résume le sujet de ces registres : (p) ÿ 'j* ^ J p ^
3 3 J! i_ _j ~ w l'inspection [ou contemplation ) du tribut, de toutes les bonnes [choses] crois¬
santes, qui lui sont apportées de [ses] fermes ^ et de [ses] villes-n.
a e registre. — Défdé de bœufs. « L’intendant de la maison n déploie entre ses mains un rouleau
de papyrus (î ) où est relevé le nombre des bêtes. Sur sa tête : (»—►) aj. ^ ^ , P ^ derrière
lui vient un serviteur, probablement un Libyen W, ayant une jambe plus longue que l’autre ^
et tenant de sa main gauche une corde à laquelle est attaché un bœuf H De la main droite il
tient un panier Au-dessus du dos de la bête : (»—►) j P? A-1£1
t.
i
( 7 )
J k l’apport [= acte d’amener ] du jeune bœuf] comme tribut orné n Puis un autre serviteur, retourné,
tirant une seconde bête ayant une corne relevée et la seconde recourbée vers le frontIns¬
criptions : (»— y) j p?;rwf î~t;r ] cr l’apport (= acte d’amener ) du jeune bœuf de
[l’écurie] i 1 * * 4 5 * 7 8 * 10 ' ] comme tribut fleuri ( orné) d ; puis un tableau pareil (»— >) : j [ h m,;,
^ j "j- ^ { j j (f l’apport du jeune bœuf de l’étable ] comme tribut au premier jour de
l’an v . A la suite de cette scène on voit un autre serviteur portant la main gauche vers l’épaule
droite et tenant son bras gauche de la main droite. Vient enfin un hœuf entre deux hommes : le
premier, qui de la main gauche tient une corde, a à la main droite une palette? (ou un balai)t 11 ).
(1) L’usurpatrice s’est contentée de marteler les pronoms *— ; mais à cause du manque d'espace elle n’a pu insérer les
pronoms féminins [1,
{2} Maspero, Études de mythologie et d'arch. égypt t. IV, p. 861-378, étudie les mois ^ @ @ et niais comme ^’ a
remarqué Capart (Rue de tombeaux. . ., p. 18), le sens châteaux pour le premier est trop élevé.
Montet, Les scènes de la vie privée. . ., p. 1 46 .
(4) Capart, La fête de frapper les Anou ( Revue de Vhistoire des relig., t. XL 1 II, 1901, p. 22); Blackman, Arch. Report,
1911-1912, p. qi 5 ; The Rock Tombs of Meir, t. I, p. 29, note 3 , pl. XXV, 2 et pi. XXXI, 1 et 2; t. II, p. i 3 , pl. XXII,
XXIV et pl. XX, 4 ; t. III, p. 1 3 , pl. IV.
(5) J. Clédat, Notes sur quelques figures égyptiennes (Rull. Inst, franç., t. I, 1901, p. 21 - 24 , fig. 1; É. Ciiassinat, A pro¬
pos d'un bas-relief du tombeau de Senbi à Meir (Bull. Inst, franc., t. X, 191 q , p. 169-173). Il est à remarquer que les
jambes ne sont pas plus maigres l’une que l’autre et que les deux pieds reposent sur la plante. L’infirmité ne remonte donc
pas à l’enfance du personnage, autrement il y aurait eu une paralysie infantile : cf, Slomann, Contribution à la paléo pathologie
égyptienne (Extrait des Bull . et Mém. de la Soc. d’Anthrop . de Paris, avril 1927, p. 70, fig, 8),
{B) La corde à laquelle les bœufs sont attachés leur passe plusieurs fois autour du cou, et une seconde est nouée sur la
mâchoire inférieure pour assurer la docilité de l’animal. C’est aussi de cette manière que l’on attache aujourd’hui, en Egypte,
les chevaux qui n’ont pas de rênes,
(7) Montet, ibid., p. 108-109.
(8) Si l’on admet que le a été ajouté par inattention, cf. l’inscription qui surmonte le dos du bœuf qui suit; autre¬
ment, la traduction serait rrcomme tribut de la verte [ou de l’ornée?]n.
Cette forme de cornes peut être obtenue artificiellement. Voir plus bas, p. 4 o.
(10) Le sculpteur a sûrement oublié de mettre ^ comme pour le suivant.
(11) Blackman, Rock Tombs of Meir, t. II, p. 21, pl. X.
REPRESENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
27
Au-dessus : (* . Le bœuf a une pendeloque suspendue au cou ( , pour le
préserver contre le mauvais œiU 1 ).
3 e registre. — Défilé des antilopes W. Un serviteur porte entre les bras un jeune oryx; de sa
main droite il lui ferme le museau. Devant lui : (•*•[) I rr le tribut de Iwt u ^ et au-dessous
de sa tête : KfJll'z " y | rr l’apport dun jeune (= veau dforyx^-n. Viennent ensuite cinq
serviteurs tenant chacun une bête par les cornes^. Au-dessus de la première : (»—► ) !
j de l a seconde : (*j) j f ro ’ s i® me : (*—*) j P® A j ^*5
de la quatrième : (»—*) P^~v\ Q jj P; de la cinquième Q 1 Vient en dernier lieu un
serviteur portant sur les épaules une barre en forme de balance c où pendent à chaque extrémité
deux jeunes antilopes (7 l Au-dessus de sa tête : (-—>) p®
bétail n.
«LA < 1*1 AAAA
-J a /WWVVT\
IST1V « l’apport du menu
â e -6 c registres. — Ces registres sont d’une hauteur inférieure de moitié à la hauteur des
registres précédents; on y a représenté les ■offrandes entassées.
AIur ouest (pl. X 1 V-XVI, XVIII et XXVII). — Avant la stèle (pl. XV) sept registres (»—*-).
i er registre. — Cinq porteurs d’offrandes : les trois premiers portent chacun, entre leurs
bras, une patte de devant de bœuf; ils ont tous le même titre : Pl® . Le quatrième porte la
patte sur son épaule; le cinquième porte une cuisse de derrièreW sur son épaule. Il la tient de
la main droite et l’entoure de son bras gauche. Puis vient une scène d’abatage : trois bouchers
entourent un bœuf dont trois pattes sont liées.
Une bande d’hiéroglyphes surmonte ce registre : («—«) P^^P ^ P î i 11
® cf l’apport des meilleures cuisses par les ins¬
pecteurs des serviteurs du ha et les attachés aux serviteurs du kaW en chaque fêle et chaque jour d.
Puis vient la représentation de Seshseshet assise sur un fauteuil dont les pieds sont en forme de
pattes de lion et qui est peint eu jaune. Elle tient de la main gauche un vase de parfum ( ul
(1) Celle superstition subsiste encore en Egypte et souvent, dans les rues du Caire, nous voyons les vaches avec un
soulier d’enfant suspendu au cou.
(2) Pour l’identification des espèces, voir plus bas.
peut-il ici vouloir Éléphantine(?) ou une ville de la Phénicie (?). Voir Gauthier, Dictionnaire géographique,
t. I, p. 62 et 63 .
(4) Montet, Scènes de boucherie . . . (Bull. Inst, franc., t. VII, p. 3 ), et Patgn, Animais of Âncienl Egypt, p. 7.
(5) Il est h remarquer que ceux qui suivent ces bêtes du désert les tiennent par la tête de crainte des coups de cornes.
(6) ge rencon i re souvent pour il est traduit par trdomestique^ dans Montet, Les scènes de la vie privée, p. 11 3 .
(7) Cf. Bissing, Die Mastaba des Gem-ni-kai, t. 1 , pl. XXVI 11 , 100.
{8) Blackman, The Rock Tombs of Meir, t. I, pl. X; Montet, Les scènes de boucherie . . p. 10.
(9) Le signe est écrit ^ sans 1—1.
(1°) Weill, Les origines de l'Egypte pharaonique, I. La II e et III e dyn. égypt (Ann. du Mus. Guimet, Bibl. d'Eludes, fasc.
XXV), p. io 3 .
(11) Blackman, ibid., t. IV, 1924, p. 33 , et pl. XII.
4 .
LE MASTABA D’IDOUT.
' 28
qu’elle porte vers son visage. Sa coiffure, toujours la mêmeô), est de couleur marron. Sa robe,
ses bracelets et son collier sont les mêmes que ceux de la représentation du mur ouest de la salle B
(p. i 3 ). Son bras droit est étendu vers la table d’offrandes posée devant elle. Cette table est ici
peinte en bleu et les feuilles de palmier (?) posées sont peintes en jaune W. Au-dessous de la
table, deux grandes aiguières et leurs bassins sont posés sur un tabouret.
Au-dessus de sa tête, quatre bandes d’hiéroglyphes : (-J) aj. j
PîlTV-
Au-dessus du
bras étendu de la dame :
vit
& —i
I*V
2 e registre. — Derrière la table d’offrandes, trois serviteurs : chacun des deux premiers
porte une oie et le troisième un canard.
3 e registre. — Au fond, la représentation d’un amas d’offrandes conserve encore beaucoup de
traces des couleurs primitives (pl. XXVII).
U e - r j c registres. — Des offrandes entassées.
La stèle (pl. XIV). — Elle est d’un seul bloc de calcaire blanc et mesure, sans la corniche,
2 m. 8o de haut sur î m. 6o de large. Elle devait appartenir au premier propriétaire^ de la
tombe. Toutes les inscriptions furent martelées; puis la surface, lissée sans pourtant être unie,
fut couverte d’inscriptions nouvelles, gravées en creux, au nom de l’usurpatrice. La stèle entière
fut ensuite recouverte d’une couche de peinture rouge foncé; enfin sur le creux des inscriptions
fut passée une couche de peinture jaune (4) .
A côté du tableau et des deux linteaux (supérieur et inférieur)^, les petits montants sont
divisés verticalement en deux parties, légèrement en retrait Tune sur l’autre. Ces différentes
parties sont couvertes d’inscriptions portant le nom et les titres de la défunte et quelquefois la
prière ordinaire de l’offrande en sa faveur. A la fin de chaque rangée d’inscriptions on a repré¬
senté la défunte soit debout soit assise.
Linteau supérieur. — Deux bandes : (
>iLJLâü!-P^SI7
| cf offrande que le roi donne, offrande quAnubis donne , pour qu elle puisse circuler (= marcher) sur les
bons chemins du Désert Occidental, [la nommée ] Idout. * Offrande quOsiris donne [pour quel ] la sortie
Voir plus haut, p. ^ 5 , note 6.
(â) Dans les représentations soignées, chaque moitié est dirigée dans un sens opposé, et elles portent des noms diffé¬
rents. Cf. Gunn, Teti Pyr . Gem., p. 207.
(3) On distingue encore çà et là des traces des inscriptions primitives,
(4) Peut-être étaient-elles complètement remplies de pâte jaune.
(6) Pour les divisions de la stèle, voir Mariette, Mastabas, p. 5 û.
Le nom » est écrit sur la hauteur des deux lignes et les termine toutes les deux à la fois.
REPRESENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
29
de la voix, pains, bière et gâteaux [soient donnés ] à elle [à la fête ] du commencement de l’année, à la
fête Ouag, à la fête de Thot, au premier jour de Tan, [à] îdout-n.
Tableau. — Idout, assise sur un siège et tenant de la main gauche un vase de parfum, le
bras droit étendu vers la table d’offrandes (cf. p. 27). Au-dessus : (-1—«) 1 *
Au-dessous de la table, il y a, à gauche ^ e * et à droite ^ viennent ensuite
Taiguière et son bassin sur un tabouret.
Linteau inférieur. — (■*—«)
Rouleau. — (-<—«) ^ jy,
Montant pi'incipal (côté droit). — (-j) 1 ^ ^ ^ ^ ^ | j
n * lie
i er petit montant. — _L »
1 AVWv«A\ m
2 e petit montant. — ^ $ •=> ^ ^ ® j\ p ^ ^ <=> Km te offrande
que le roi donne, offrande quAnubis donne, [pour] quelle circule en paix, en paix à l’Occident, [la
nommée ] Seshseshet v.
Les inscriptions des montants du côté gauche sont les mêmes ^ que celles des montants de
droite.
La corniche qui surmonte la stèle, et qui mesure 0 m. 5 a de haut, était, comme d’habitude,
divisée en bandes polychromes. Peu de traces de couleurs se sont conservées.
Table d’offrandes. — Devant la stèle est placée une table d’offrandes en forme de hetep _i_.
Comme la stèle, elle est d’un seul bloc de calcaire blanc et mesure 1 m. 60 de long sur 0 m.
70 de large et o m. ho de haut; mais elle ne porte aucune inscription.
La stèle, ou du moins une partie, fut couverte d’une couche de plâtre à une certaine époque
postérieure à l’usurpation du tombeau par Idout. Les parties inférieures ont gardé cette couche
jusqu’à la découverte; et les représentations d 'Idout qui se trouvent à la fin de chaque bande
d’hiéroglyphes des montants étaient complètement cachées.
Jambages de la stèle (pl. XVI, C et D).
Jambage sud. — Cinq registres (»—*).
i er registre. — Deux porteurs d’offrandes : le premier présente une oie; devant lui, vers le
bas : (j-) aj. [ JJ^; [traces de u J üt [jjj; I e second a le bras gauche replié vers la
Gf. plus haut, p. io s note h.
Dans l’inscription du deuxième petit montant de gauche il y a une erreur; on lit : ^ ^ ^ A P* • *
pour ... p A P •
30
LE MASTABA D’IDOUT.
poitrine et tient à la main un canard; son bras droit retombe le long du corps et il tient trois
fleurs de lotus. Devant lui : (J-*-) aj. Vsz ^ ; [traces de j.
a c registre. — Un coffret peint en jaune et posé sur un tabouret; au-dessus : (
«mille (?) de la première qualité du linge royal de la fabrication
3 e registre. — Même représentation : (-*—*)
qualité du linge royal de la fabrication ii v .
â e registre. — Même scène : (-*—«) —^
5 e registre. — Même scène : (-*—«) |
Jambage nord. — Cinq registres également (-<-
n J n et quarante (?) de la première
«
l’huile htl mr hr-tn.
i er registre. — Deux porteurs d’offrandes : le premier tient à deux mains un grand vase JJ;
devant lui : aj. (*j) ^ ^ ^ ; le second porte un plateau chargé d’offrandes. De son
bras pendent trois fleurs de lotus. De son bras gauche replié, il porte un étui où sont posées
des fleurs de papyrus. Aucune inscription.
3 e registre. — Deux porteurs d’offrandes : le premier présente un grand vase semblable à
celui du 1 er registre; dex^ant lui : (-j) ~ W «[l'huile]? de cèdre (?)•’■
Le second porte différentes offrandes et une antilope. Au-dessus de leurs tètes, une ligne
d’inscriptions martelées.
3 e registre. — Deux serviteurs. Chacun porte un grand vase : devant le premier : (-[)
AWWA * devant secon d : (-J) ^ Au-dessus de leurs têtes on voit des traces
d’inscriptions martelées.
registre. — Scène pareille à la précédente; devant le premier, les inscriptions ont complè¬
tement disparu; devant le second : (-[) •
5 e registre. — Deux serviteurs : le premier; porte le grand vase devant lui : (--J) j) ' PPV ^:
le second porte un plateau chargé de provisions et un pigeon; pas d’inscription.
Mur ouest après la stèle (pl. XVlll). — Le haut du mur est occupé par une liste d’offrandes,
divisée en six registres de seize cases chacunW : c’est une pancarte portant le nom de la plupart
des aliments que pouvait désirer le mort dans son tombeau. Les éléments de cette liste, disposés
ici en cases régulières, se retrouvent à peu près tous parmi les offrandes entassées ou apportées
par les serviteurs de provisions.
Cf. Maspero, Trois années de fouilles. . pl. I. p. aoo; Gapart, Une salle funéraire de la VT dynastie, p. Hart¬
mann, Lagriculture dans Fane. Egypte, p. î ^6 ; Gunn, TetiPyr. Cem p. 97 et i 46 .
(2) Blackman, On the name of an unguent usedfor cérémonialpurposes ( Journ. of Egypt. Arch., t. VI, 1920, p. 58 ).
(3) Une des sept espèces d’huiles que Ton présente toujours au mort : cf. Keimer, A propos Tune palette protohistorique
en schiste . . , [Bull. List, franc., t. XXXI, p. 127).
(4) Maspero, Eludes de mythologie et d'arch. égypt., t. VI ( Bihlioth. Egyptolog., t. XXVIII, p. 3 e i- 4 o 5 ).
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS. 31
Remarques sur la liste. — Dans le i “ registre, le mot H I s=> de la case 2 est écrit sans le
* ^ de la case U est écrit jj , ^ ; case 9 | ^ (?); — dans le 3 e registre, case 1 U
est écrit sans ■«=»; — au h e registre Pest écrit sans <=»•; — au 5 e registre,
case 5 et au 2 e registre case 8, le mot ® V p est écrit. ® p V ; — au 5 e registre, case 12
le mot ^ ^ est écrit ^ 1 ; — au 6 e registre, cases 3 et A, les mots p° “ J et P*^ J sont
écrits P| et p J seulement.
jFV. Pnis un prêtre agenouillé. Son nom est : (p) aj. g=>*^*.
Plus bas : m m* Enfin arrivent deux ritualistes : devant le premier : (-j) | znjjj
Î 7 i W 4 " l ♦ â ' v ’ et devant second : m |J |1 de ritua-
liste de la spiritualisations( J ).
LA CHAMBRE DU SARCOPHAGE (PL. XXI-XXIV).
11 est à remarquer que les deux bandes d’hiéroglyphes, qui se trouvaient l’une au-dessous du
premier registre et l’autre au-dessus du registre supérieur, et qui expliquaient le sujet des scènes
représentées, furent martelées par 1 usurpatrice. Elles ne furent pas remplacées par d’autres en
son nom, comme on l’aA ? ait fait dans la chapelle; car, ici, toute réparation partielle était impos¬
sible. Le martelage avait en grande partie détaché l’enduit de plâtre, et il aurait fallu, pour
peindre de nouvelles inscriptions, remplacer ce plâtre, au risque d’endommager l'ensemble des
représentations.
Paroi est (pl. XXII.B et XX 11 I, B). — À droite de l'entrée (nord) (pl. XXII.B). Cinq registres
(-4
i er registre. — Scènes de boucherie : dix bœufs tués; chacun d’eux a une patte de devant
coupée et déposée sur le corps; les autres pattes sont liées ensemble.
3 e registre. — Offrandes entassées.
3 e - 5 e registres. — Au milieu , la liste des offrandes, réparties en trois registres de trente-deux
cases chacun.
De chaque côté de cette pancarte on a représenté différentes espèces d’offrandes.
Blackman, Bock Tomhs of Meir, t. II, p. 2, pl. X.
Paroi nord.
i 2 3 h 5 6 7 8 9 îo 11 i2 i3 i 4 i5 16 17 18 19 20 21 23 a3 2 h 20 26 27 28 29 3o 3t 3a
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Paroi est à droite de l’entrée.
t 1 ) Ces vases qui déterminent l'espèce de l'offrande sont posés sur le côté ^= 3 . Cette disposition anormale est ici imposée par la place libre pour la représentation. Voir Lacau, Notes de grammaire
à propos de la gramm . égypt. de M. Erman (Recueil de travaux > XXXIV, p. 212).
Remarques. — Les signes hiéroglyphiques employés dans les pancartes sont peints en bleu avec le contour en noir, et cela sur un fond blanc. Les autres représentations sont multicolores et la
coloration ne suit pas une règle spéciale fke,
10 JJÎVP^r i JÜU1 ' ZI . 12 "Id P our 1Psi= c > 6 HPV P our JÜVP
LE MASTABA D’IDOUT.
34
A gauche de l’entrée (sud) (pl. XXIII, B). — Quatre registres (—►).
i er registre. — Deux bœufs ayant chacun une cuisse coupée et les trois autres liées ensemble.
a e -â e registres. — Deux coffrets dans chaque. L’un est peint en jaune avec les contours en
rouge; l’autre en noir avec des rainures jaunes pour imiter l’ébène. L’ordre des coffrets est inter¬
verti d’un registre à l’autre.
Paroi sud (pl. XXIX). — Quatre registres (•—>).
i er registre. — Six bœufs avec la cuisse coupée (mur est, i er reg.).
2 e -â e registres. — Des offrandes entassées.
Paroi ouest (pl. XXII, A et XXIII, A). — Avant le retrait (pl. XXII, A), quatre registres (—-).
1 er registre. — A partir du fond de la salle, quatre coffrets (?), chacun posé sur un traîneau.
Les coffrets (?) sont peints en marron clair avec des rainures claires imitant les fibres du bois.
De plus ils sont posés sur une espèce de base peinte en jaune avec trois lignes rouges vers le mi¬
lieu et les deux extrémités. Au sommet, une bande jaune termine les coffrets (?) et trois plumes
d’autruche (?) semblent être attachées au coffret au moyen de cette bande jaune. Les plumes sont
peintes en bleu; deux d’entre elles sont tournées vers la droite et la troisième vers la gauche.
Ces coffrets (?) se rencontrent assez souvent parmi les bas-reliefs égyptiens. Citons-en quel¬
ques exemples :
i° Lepsius , Dcnkmàlev, II, pl. 35 : Nous eu voyons trois, poses sur des traineeux, sans plumes, parmi dauties
ofl’randes.
2° Lepsius, Dcnktïiàler, II, pl. îoi ; Ou en voit deux, sans traîneaux mais avec trois plumes. Ils sont places
parmi les autres offrandes.
3 ° Davies, Ptahhetep and Akhethelep, t. II, pl. XXII. Trois hommes tirent trois coffrets(?), puis scène pareille.
Ils sont placés sur des traîneaux et ont quatre plumes chacun. Davies les appelle «slirines», p. 35 .
h° Bissing, Gm-ni-kai, t. II (1911), pl. IX = XI. Trois paires d’hommes tirent deux coffrets; puis une scène
pareille. Ils sont posés sur des traîneaux et sont ornés de deux plumes d’autruche. Travail très soigné.
5 ° Borchardt, Ne-user-re z , p. 122. Trois hommes tirent, pose sur un traîneau, un coffret (.) ayant Liois
plumes.
6° Borchardt, Salhu-re t. II, Bl. Ci. Représentation complétée. Il est posé sur un traîneau et aurait cinq
plumes (?).
7° Firth-Gunn, Teti Pyr. Cemeteries, pl. 4 . Quatre coffrets (?) placés parmi les offrandes sans traîneaux, avec
deux plumes chacun. Ils ont une espèce de hase (comme ceux de la chambre du sarcophage A’Idout ), et sont
ornés des deux côtés de fleurs de papyrus.
Le nom égyptien de ces objets est Or ce mot d’après Erman-Grapow, Wôrlerbuch, t. II,
p. 108, signifie «coffret lié pour étoffes!».
Ils sont aussi désignés, sous le Nouvel Empire, par le mot comme coffret pour les
cl) Brugsch, Hierogl.-demot. Wôrterbuch, II, p. 67 5 ; Dictionnaire géogr., p. 1898 : etnom désignant l'Egypte*; L., D.,
III, pl. ia 3 a (Bab el-Meluk Grab. XVI).
Ol Goodwin, Miscellaneous Notes (A. Z., 187 4 , p. 37).
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
35
vêtements des quatre fils d’Horus. Ce sens se rencontre aussi dans Dümichen , Recueil de monu-
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ments égyptiens , t. II, 1866, pl. XIV, ligne SU :
«son? apportées les quatre caisses des fils d’Horus, les quatre vêlements étant dans leur intérieure.
De cela il ressort que ce seraient des coffrets contenant des vêtements. Une explication de la
forme de ces coffrets nous est donnée par BoreuxW, Voici comme il s’exprime en parlant de la
fête de la moisson ;
«Un des accessoires obligés de cette dernière fête, parait avoir ete constitue par des objets de
forme cylindrique qui sont entourés de liens et surmontés de plumes. Ordinairement halés à la
cordelle sur des traîneaux bas, ces objets ont été fort justement considères comme le prototype
du signe il faut presque sûrement y voir un assemblage de gerbes, consolidées peut-etre
par une armature de bois, mais qui étaient, en tout cas, réunies en un faisceau compact, et
liées d’une façon spéciale. n
Ce point de vue de M. Boreux est appuyé par une représentation d’une tombe à Meir «.
Je remarquerai pourtant que la forme de cet objet que j appelle ici coffret est un peu plus
grande et un peu plus étroite que n’est normalement un coffret.
2 e -â e registres. — Offrandes entassées.
Plus loin, sur le reste de cette partie de la paroi, on voit la représentation de nattes ou ten¬
tures, étendues sur un cadre en bois, et dont le motif imite la façade de maisons - Les cou¬
leurs y conservent encore beaucoup de fraîcheur.
Le renfoncement est peint en blanc seulement.
Après le retrait, quatre registres (*—•).
i er registre. — Deux bœufs avec une cuisse coupée et les trois autres liées.
2 e registre. — Offrandes entassées.
3 e registre. — Quatre grands vases p ; le premier et le troisième sont peints à fond blanc avec
des points bleu clair; le deuxième et le quatrième sont à fond bleu avec des points noirs. Ils
représentent des vases en pierre dure.
U e registre. — Quatre vases pareils à ceux du 3 e registre, en ordre interverti.
Paroi nord (pl. XXI, A). — Cinq registres (*—«).
Tableau pareil à celui de la paroi est, à droite de l’entrée. La frise supérieure de la salle
mesure encore 0 m. 06 de large et représente des fleurs de lotus M (lignes noires sur fond
blanc).
Boreux, Etudes de nautique égyptienne, p. 202.
(2) Blackman, The Rock Tombs of Meir, t. IV, 192^, pL XI\.
Davies, j Ptahhetep and Akhethelep, t. I, p. 7 pl» XIX et XX; Blackman, ibid ,, t. III, pl* XX. p. 2 f el note 2, t.
pl. XIX, p. 5 i; Firth, Teti Pyr. Cem., t. I, p. 24 , etc.
Comparer Steindorff, Bas Grab des Tt , pl. 1 to.
36
LE MASTABA D’IDOUT.
SARCOPHAGE (PL. XXI, B ET XXV).
Au moment de l’usurpation, on s’est contenté de marteler les inscriptions qui figuraient sur
la cuve et sur le couvercle. Puis, sur l’un des grands côtés de la cuve seulement (le côté est),
on a écrit à l’encre noire : (-<—«) aj. \y c- la vénérée
auprès du grand dieu, la fille du roi Idoul-n.
Dans les inscriptions martelées on peut encore distinguer quelques-uns des titres et le nom du
premier propriétaire et reconifaître sa personnalité, bien qu’il nous soit impossible d’indiquer le
ou les règnes sous lesquels il a vécu.
Cuve. — Extérieur. Côté est : (< — «) [ t
c de noble héréditaire, le chef de la justice
et vizir, le préposé aux scribes des documents royaux, le préposé à tous les travaux du roi, le pré¬
posé au domaine royal, le premier après le roi, le bâton des Rekhtiou (?), ’lwn kmw-t, le préposé aux deux
greniers, Ihyv>.
Intérieur. — Côté est W : (*>—*)
^ i M j^ r J |.H X ^ 1 M c ^ e f J ws ^ ce el vtztr > I e préposé au domaine royal,
Ihy, le premier après le roi, le préposé aux deux trésors, Ihy . . . [préposé] à la [terre] du nord et
du sud, Ihy ri.
Côté ouest : («— )
^ ! «le chef de la justice et vizir, Ihy, le préposé à tous les travaux du roi, Ihy, le préposé
au domaine, Ihy, le premier après le roi, préposé aux deux trésors, Ihyn.
Cdlé nord : («—«) ziMfeîMWïrum s/e noble héréditaire Ihy, le comte® Ihy,
l’unique compagnon Ihy n.
coüïekle.- cm : (—) xy Mrî11MnVV 1IMIlM
bMVP’'TlMl[M]aS s le noble héréditaire Ihy, le comte Iliy, le chef de la jus¬
tice et vizir, Ihy, le préposé au domaine Ihy, le premier après le roi, le bâton des Rekhtiou ; ? j, ’lwn
kmw-t, Ihy. . . «.
Comme dans beaucoup de salles funéraires de l'Ancien Empire W, on remarquera l’absence du
déterminatif qui suit ordinairement les noms des personnes.
(1) On voit encore des traces de lignes à la peinture rouge, pour marquer les limites des inscriptions. Ces mêmes lignes
sur le couvercle sont en noir.
|S) Gauthier , Le terme géographique <)» et le litre V .]> (Bec. d'Etudes égyptol. dédié à la mémoire de Champollion, p. 217).
<J) Buackman, Bock Tombs of Meir, t. IV, p. 1, traduit —^ par Lib, basha.
(4) Gunn, Teti Pyr. Cemeleries, p. 173, noie 2.
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
37
Ce nom se rencontre souvent dans l’antiquité W, et a des significations diffé¬
rentes
Ses titres
i°
•( 3 !
= noble héréditaire.
2 0 *3^ r j - chef de la justice et vizir.
3°‘ 5k ^ ^ ^ = préposé aux scribes des documents royaux.
4 ° 5k i-i X = préposé à tous les travaux du roi.
5 ° il préposé au domaine royal.
6° ^ m = le premier après le roi.
7° ^ iAjlMj = préposé aux deux greniers.
»
8° ^ ^ erp (,! = préposé aux deux trésors.
9 0 —= comte.
io° P ^ = l’unique compagnon.
“•IV ' 9; = le bâton des tt Rekhtiou r [peuples (?)].
12° jj'J* = *iwn kmw-t (?).
i 3 ° [^]-t - ^ ^ = le préposé à la [terre] du nord et du sud.
W Murray, Index of Naines and Tilles, p], II; Newberry, A VI th dyn. Tornb at Thebes (Ann. Serv. Antiq., t. IV, p. 97);
Ranke, Die Agypt. Personennamen, 1.1, p. 44 , 22. Ce nom est aussi porté par deux autres nobles, dont les mastabas furent
mis à jour par Firth. Ils datent de la VI e dynastie. L un d eux se trouve à Test du mastaba iïldout et immédiatement
après lui, l’autre à une trentaine de mètres au sud-est de celui-ci,
Ermàn-Gràpow, Wôrterbuch, t. I, p. iai, etc.
(3) Budge, An Egypi. hterogL Dict 1920, p. 76, etc.
Guxx, Teti Pyr. Cemeleries 9 t. I, p. 11 4 .
{5) Cf. Maspero, Eludes êgypt t. II, p. 267; Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebravci, II, p. 27*
(fl) Sottas, Le titre ^ J ^ ( Sphinx , L XVII, 191 3, p. 1).
(7) Montet, Scènes de la vie privée, p. 275, traduit : «double maison de l’argent».
(8) Weill, II e et IIP dyn . égypt p. i 34 , traduit prince; Blàckmax traduit par basha, cf. plus liaut, p. 36 , note 3 .
(9) Davîes, Sheikh-Said, p. 2.4; Deir el Gebrawi, t. II, p. 19,
t50) Newberry-Griffith, Beni-Hasan, t. III, p. 27; Dayies, Sheikh-Said, p. ai; Deir el-Gebravti, t. II, p. 19; Weill, tbid.,
p. 3i5 titre fréquent et imparfaitement expliqué .
38
LE MASTABA D’IDOUT.
rddoulv. Ce nom se rencontre souvent sous sa forme masculineW | q mais
je ne l’ai pas trouvé, ailleurs qu’ici, sous sa forme féminine^. 11 signifie «jeune i>.
_ amm « Seshseshetv. Ce nom est aussi :
i er Le beau nom de la femme de Mer a < 3 ), de KagemnL 4 ), de Nefer-seshem-Ptah^;
2 e Le nom de la femme de Pepi-ankh ( 6 î, de celle de Ptah-shepses
3 e Le nom de différentes jeunes filles
Ce nom provient, d’après Wiedemann et Portner W, du mot i— « sistren ; j’ai tendance à croire
qu’il dérive plutôt du mot , qui est le nom d’une fleur odorante, qui dérive du lotusW,
répété deux fois, auquel est ajouté le • du féminin.
(l) Murray, Index of N âmes and Titles, pl. III; Erman-Grapow, Wôrterbuch, t. I, p. i 5 i; Ranke, Die Agypt. Personen-
namen, t. I, p. 54 , 10.
(3) Il y a pourtant la forme ^ ^ A : Erman-Grapow, ibid., p. i 5 i.
(3) Daressy, Mera, p. 555 , 56 o.
(4) Bissing, Gem-ni-hai, pl. XX, XXI, etc.
{5) Capart, Une rue de tombeaux . . p. 69.
Mohammed Chaban, Sur une nécropole de la VI e dynastie à Koçelr el-Amarna ( Annotas du Serv. des Antiq t. III, 1908 ,
p. 253 ).
(7) Quibell-Hayter, Teti Pyr.. . . North side, p. 22.
(3] Wiedemann-Pôrtner, Aegyptîsche Grabreliefs aus der Grossherzoglichen Altertümer-Sammlung zu Karlsruhe, 1906,
p. 7 et ii; Brilish Muséum, A guide to tke Egyptian Galleries ( Sculpture ), 1909, p. h.
(9) Bénédite, La cueillette du lis et le lirinon (Monuments et Mémoires, Fondation Eugène Piot, t. XXV, 1921-1922,
p. 17), et Loret, Sur les noms égyptiens des lotus (Recueil de travaux, t. I, p. 191, noie 7).
CHAPITRE III.
COLORATION DES SIGNES.
Rouge . — ^ A’ p, J, j\, —J, o,
^, Z3» J»
Vert : ■ , © (quelquefois), 1’ =’ IU* I’ J’ 1’ —*
•j
Jaune : ^—J (quelquefois), f, *— (quelquefois), —a—, v, », <2
Bleu : — dans ^ B—
Noir : —, n, {
Polychromes :
: pattes et tête = rouges; corps vert (quelquefois tout entier rouge).
: contour noir, intérieur rouge, iris marron.
^ : corps jaune; pattes et bec rouges.
: corps bleu, bec rouge.
s 7^ 1 : s=> vert et j\ rouge.
X : “ rou s e ; ^ vert -
« : visage rouge; menton (barbe), coiffure, contours des yeux noirs.
|=fj| : | noir; lLr J rouge.
: rouge avec le sabot (?) noir ou jaune,
jf'-s : jaune ou rouge; u noir.
-*•*- : jaune; les ligatures rouges.
® : O rouge et J bleu.
: la crinière bleue, la tète jaune.
**** : vert et >, (anse) noir.
40
LE MASTABA D’IDOUT.
IDENTIFICATION DES ANIMAUX.
A. — MAMMIFÈRES.
MA = iw’,; le bœuf égyptien [Bos laurus macroceros, Dürst)( !) , 11 est représenté allant
vers le sacrifice, ou déjà tué. 11 est peint en orange foncé, avec les cornes, grandes en lyreW,
peintes en jaune, marron ou noir. La deuxième bète du 2 e registre du mur est de la salle E a
une des cornes tournée vers le front, sans doute artificiellement(*); la cinquième du i er registre
du même mur a des taches noirâtresW. Une autre, représentée dans la salle du sarcophage
(pl. XXIV), est totalement peinte en noir.
Il est à remarquer que les deux autres espèces, les bœufs sans cornes et ceux à cornes courtes (5) ,
ne figurent pas sur ce mastaba. Presque tous les égyptologues et naturalistes s’accordent sur l’es¬
pèce représentée^.
2. y^ = m\-hd; l’oryx (Oryx leucoryx, Pallas)M, jUyaJI 11 ne conserve aucune trace
de couleur; mais ses traits les plus caractéristiques, ses longues cornes, droites et légèrement
recourbées, le distinguent à première vue.
3. = le bouquetin de Nubie (Ibex nubiana, Cuvier)<j*>o — J®, (lo) . Son corps,
qui dans la réalité est d’un brun fauve (10) , est peint ici en orange foncé. Les cornes sont d’un rouge
rouille.
Ix. * =nwdw; l’addax à nez tacheté (A(Max nasomaculata, Blainville)( u >, La lourdeur
de son corps, la saillie prononcée du garrot, sont fidèlement reproduites. Il est peint ici en bleu,
(*) Dürst, Noies sur quelques bovidés préhistoriques (extrait de l’ Anthropologie, Paris, t. IX, p. 688); Gaillard, Tâtonne¬
ments des Égyptiens de l'Ancien Empire à la recherche des animaux à domestiquer. . . ( Reçue d’Ethnographie et de Sociologie ,
191 a, p. 6); Paton, Animais of Ancient Egypt, p. 2.
O) ScHWEiPtFURTH, Au cœur de l'Afrique (trad. franc, de Loreau), t. I, p. i 64 .
( 3 > Gaillard, ibid., p. 8 «bœufs des pays des Somales, décrits par Relier*; Skligmann, Egyptian influence in Negro Africa
(Studiespresented to F. Ll. Griffith, p. 46 1), «l’espèce que les Dinka appellent majolc *.
<*> L., D., t. II, pl. 66; Gaillard, ibid., p. 7, «pareil au bétail d’Ankori, décrit par Stanley*.
( s ) Anderson, La dénomination égyptienne des boeufs sans cornes ( Sphinx , t. XVI, 19 1 2 • P - 1 ^ 3 ) ; Paton, ibid., p. 4 .
Scuweinfürth, ibid., p. a 34 , les appelle Bos africanus, Brehm; Gaillard et Daressv, La Faune momifiee de lantique
Égypte ( Catal. gén. des Antiq. égypt. du Musée du Caire), n° 29516, les appellent Bos africanus; pourtant dans Les
tâtonnements des Egyptiens. .. Gaillard les appelle Bos taurus macroceros.
t 7 ) Bonnet et Loret, L’oryx dans l’ancienne Egypte (Archives du Muséum d Histoire naturelle de Lyon, t. X, 1909)» Keller,
Die antike Tierwelt, I, p. 292, fig. 9^; Gaillard, Les tâtonnements. . ., p. i 3 -i 5 ; Paton, ibid., p. 12; etc.
(S ) Malouf, An arable zoological Dicl... ( Al-Muklalaf , août-septembre 19^2, p. 34 et i 46 ).
Davies, Deir el Gebrami, t. I, p. 17; Petrie, Deshasheh, p. 34 et pl. XI; Medum, p. 38 , pl. XIV, peint dun gris
olivâtre; Keller, Die antike Tierwelt, I, 1909, p. 3 oo, üg. 101; Gaillard et Daressv, La Faune momifiee de l antique
Égypte (Calai, gén. du Musée du Caire), p. 10; Paton, ibid., p. 11, etc.
l ‘ 0) Malobf, ibid., p. 48 et i 34 .
t 11 ' Davies , The Rock Tombs of Sheikh-Said, p. 2 5 , pl. XIX; Petrie , Deshasheh, p. 43 , pl. XI; Medum, p. 38 , pl. XXVII ;
Gaillard, ibid., p. 12; Keller, ibid., p. 293, fîg. 97> Paton, ibid., p. i 4 ; Eraian-Grapoav, Wôrterbuch, t. II, p. 226, etc.
(12) Malouf, ibid., p. 5 .
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS.
41
couleur qui, probablement, veut reproduire le gris de la nature. S’il en est ainsi, peut-être a-t-on
voulu représenter la teinte grise que prend en hiver le pelage de cet animait 1 ).
Les anciens Egyptiens se seraient-ils aperçus de ce phénomène et auraient-ils renoncé à donner
le nom à ce même animal sous son pelage d’hiver (2) ?
5. Q | p = g lté; la gazelle dorcade [Gazella dorcas, Linné) H Sa couleur générale jaune,
foncé ou grisâtre est reproduite ici en orange. Le bas du cou et du ventre est, selon la nature,
blanc. Le museau et les cornes sont peints en noir. Les cornes, annelées en convexe en avant
sur les trois quarts de leur longueur, sont ici annelées sur toute leur longueur.
Les faons, portés en balance, ont le cou et la tête en rouge et les cornes annelées, noires.
6. U p w J mm = gé ; ; gazelle Isabelle ( Gazella habella, Gray)W.
Le corps est tout entier jaune avec les lignes de contour en rouge. Les cornes, les sabots sont
en noir ainsi que la touffe de poils qui terminent la queue.
7 . Ichneumon [lierpestes ichneumon, Linné) W, ' 7 >. Son trait le plus frappant est un corps
allongé, dont la queue semble être le prolongement direct. Le crâne est long, les oreilles courtes,
arrondies et à peine visibles du pelage. Son pelage est grivelé et sa teinte générale n’est autre
que le mélange de fauve et de marron( 8 \ chaque poil étant annelé de bandes de ces deux cou¬
leurs alternativement. Un anneau fauve termine chaque poil. Le museau est simplement marron
foncé. Les pattes ne conservent que des traces de la couleur marron qui jadis les couvrait. Ainsi,
la démarche glissante de cet animal à la recherche d’une proie et les nuances de couleur, allant
de plus en plus vers le foncé au fur et à mesure que l’on monte vers le milieu du dos, sont
rendues d’une manière excellente.
(1 > Gaillard, Les tâtonnements des Egyptiens. . . à la recherche des animaux à domestiquer . . ., p. 12 crphénomène remarqué
sur l’animai qui se trouvait au Jardin des Plantes en 1827*; Schweinfürth, Au cœur de VAfrique (trad. franç. de Loreau ,
îByS. t. II, p. 333 ).
Gaillard, ibid., p. 12, 18.
(3) Thomas, dans Petrie, Dendereh, 1898, p. 09; Keller, Die antike Tierwelt, I, p. 286, fig. 92; Gaillard, ibid., p. 8,
9; Paton, Animais of ancient Egypt , p. 10; Hartmann, Vagriculture dans Vantique Egypte, p. 1 83 , etc.
(4) Malouf, An arable zoologicalDict. ( Al-Muktataf août-septembre 1982, p. il 3 ).
Anderson. Zoology of Egypt, Mammalia, 1902, p. 8^7 et suiv.; Loktet et Gaillard, La Faune momifiée de l ancienne
Egypte (Archives du Muséum d'Histoire naturelle de Lyon, p. 85 , fig. 47); Gaillard et Daressy, La Faune momifiée de l an¬
tique Egypte (Catal. gén . des Antiq. égypt. du Musée du Caire). n° 29518: Hilzhetmer, dans Borchardt, Bas Grabdenhnal des
Konigs Sa\-ku~re 9 II, TexLp. 176; Hartmann, Üagriculture dans Vancienne Egypte, 1928, p. i 83 ; Paton, ibid., n’ 5 i,
p. i 5 .
(6) Anderson, ibid., p. 190, pl. XXVII: Savigny, Description de VEgypte, t. XXIII, 1828, p. 172; Hartmann, lersuck
einer systematischen Aufzâklung der von den allen Aegyptem bildlich dargestellten Thiere (A. Z., 186/1, p. 11): Loret, Lh~
gypte au temps des Pharaons, 1889, p. 91; Lefébure, Le nom égyptien de VIchneumon (Proceedings of the Society of Biblical
Archaeology, 1 885 , p. 198); Keller, ibid., I, p. 1 58 ; Hilzheimer, ibid., p. 181; Paton, ibid,, n° 107, p. 3 i; Montet,
Les scènes de la vie privée, p. 85 ; etc.
* 7) Malouf, ibid., p. 126, 1 33 et 162.
(8) 11 y a actuellement (octobre 1934) deux types mâles et une femelle au Jardin Zoologique du Caire. L’un des pre¬
miers est plus grand que l'autre et il est aussi plus foncé. Peut-être celle nuance dans les couleurs est-elle due à une dif¬
férence d’âge. Schweinfürth, ibid., t. I, p. âAq. La femelle est aussi grande de taille que les mâles, mais son pelage est
un peu plus clair.
Le Mastaba dLdout.
6
LE MASTABA D’IDOUT.
/i2
Un bon nombre de momies de cet animal furent trouvées par les fouilleurs (1 ).
8. Genette (Genelta Dongolana
Elle ressemble plutôt ici à un renard; mais en comparant cette scène avec les autres repré¬
sentations du même ordre, on ne peut se tromper sur son identification. Sa queue est très forte;
son pelage gris est rayé de noir et la queue est annelée de cette même couleur. Elle tient dans
son museau un oisillon pris dans un nid. Des couleurs primitives il ne reste qu’un mélange de
gris cendré et des traces des lignes noires.
B. — POISSONS.
• • v
Grâce à la parfaite observation de la forme, des proportions de la tète, des nageoires, ainsi
que des diverses parties du corps dans la représentation des poissons par l’ancien artiste égyp¬
tien, d’une part, et grâce à l’étude complète et ingénieuse que M. Gaillard a faite sur les pois¬
sons W d’autre part, l’identification des différentes espèces figurées dans notre mastaba nous est
facile à établir.
1. Anguille (Anguilla vulgaris, Linné); etc. H Cette espèce est représentée
trois fois dans les parties de scènes qui nous restent.
2. Fahaka (Tetrodon fahaka , Linné); üilgi Représentée sept fois dans l’eau et deiuv fois dans
les haveneaux.
3. Chromis du Nil (Tilapia nilotica, Linné); — y* — Sa^> — etc. Représenté huit fois
dans l’eau et trois fois dans les haveneaux.
4. Perche du Nil (Lates niloticus, Linné); — etc. Représentée une fois
dans l’eau et une fois dans le haveneau.
5 et 6. Citarines (Citharinus cüharus, Geoffroy Saint-Hilaire) ou (Citharinus latus );
La différence entre ces deux espèces de la même famille n’est pas claire. Représentées deux fois
dans l’eau et une fois dans le haveneau.
W Thomas, dans Petrie, Demlereh, p. 59; Gizeh and Rifeh, p. 29.
( 2 > Anderson, Zoologie ofEgypt, Mammalia, p. 188. pL XXVI; Hartmann, Versuch einer systemalischen Aufaâhlung der
von den alten Aegyptern bildlich dargestellten Thiere (À, Z., 186/1, p. 11); Keller, Die antike Tierwelt, t. I, p. 107; Hilz-
heimer, dans Borcuardt, Das Grabdenhnal des Kônigs Saî-hu-re\ t, II, text, p. 7/1, etc.
(3) Malouf, An arable zoological Dict. (Al-Muktataf, août-septembre 19.82, p. n 4 et 258 ). Cette espèce est aussi appelée
au Jardin Zoologique du Caire rrM ^^ 5 *. Cette appellation, comme le remarque Malouf, est fausse, car le désigne
le chat en général dans le dialecte du Soudan.
(4) Gaillard, Loret et Kuentz, Recherches sur les poissons représentés dans quelques tombeaux égyptiens de VAncien Empire
( Mém. de VInst franc. d'Archéol. orient. du Caire » t. LI).
(5) Idem, ibid., p. 80 et 107; Jkquier, Matériaux pour servir à rétablissement d'un dictionnaire d'arckéol égyptienne (Bull,
de VInst . franc .. . t. XIX, 1922, p. 1 3 1); Bolger, Der Heilige Fisch in den antiken Religionen und im Ckristentum, Text-
band ( 1 X 0 YC, IlBand), 1922, p. 160.
W Kammerer, j Eine Naturforscherfahrl durch Aegypten und den Sudan (Wochenschrift fur Àquarien und Terrarienkunde,
1906, p. 27); Gaillard, Loret et Kuentz, ibid., p. 97; Dôlger, ibid., p, 160.
(7) Idem, ibid., p. 85 et 107; Dolger, ibid., p. 160.
Idem, ibid., p. 82 et 107; Dôlger, ibid., p. 160.
Kammerer, ibid., 1906, p. 16; Gaillard. . ibid., p. 35 , 87 et io 5 .
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS. 43
7. Lébis ( Labeo niloticus, Forskal); Représenté deux fois dans l’eau et une fois dans le
haveneau.
8. Bynni (Barbus bynni, Forskal); Représenté sept fois dans l’eau et deux fois dans le
haveneau. &
9 et 10. Mormyre à lèvre saillante ( Gnathonenius cyprinoides, Linné); aaUa — M. Les
nageoires dorsale et anale sont représentées un peu longues. La bouche terminale et la longueur
inégale des lèvres qui caractérisent cette espèce sont bien reproduites dans dix exemplaires et
presque délaissées dans neuf. Représenté quatorze fois dans l’eau et sept fois dans les haveneaux.
11. Mormyre de Geoffroy (Mormyrus niloticus, Bloch-Schneider); iUyu»— ’A). Représenté
sept fois dans l’eau et deux fois dans les haveneaux.
12. Muge, Mulet (Mugil capito, Cuvier); cxJ — etc. Des traces de la repré¬
sentation des écailles qui couvrent le coi;ps de cette espèce apparaissent sur le mur sud de la
salle A (pl. V, G). Représenté vingt-trois fois dans l’eau et sept fois dans les haveneaux. i
13. Schall (Synodontis schall, Bloch-Schneider); — Jlî. W, etc. Représenté deux fois pris au
hameçon et une fois dans le haveneau.
C. - OISEAUX.
Comme les mammifères et les poissons, les oiseaux représentés dans ce mastaba se rencontrent
sur la plupart des monuments de cette époque; et comme ceux-là, ils sont reproduits avec
leurs détails spéciaux, de sorte que bien que leur coloration primitive ait disparu, il est cer¬
taines espèces dont on ne saurait se tromper en les identifiant.
1. Le héron bihoreau (Nyclicorax nycticorax nycticoraxfSl ; J*W! oU — - 8 h Aucune trace
de couleur. Il est représenté une fois debout sur une ombelle de papyrus et deux fois dans son vol.
2. La huppe (Upupa epops, Linné) W; Représentée deux fois en plein vol avec l’aigrette
épanouie
3. Le martin-pêcheur ( Ceryle nuits) X)- ( 12 ).
^ Gaillard, Loret et Kuentz, Recherches sur les poissons représentés dans quelques tombeaux égyptiens de l'Ancien Empire
(Mém. de l'Inst, franç. d'Archéol. orient . du Caire, t. LI, p. ho , io 5 et 110).
Les memes, ibid., p. 45 , to 5 et no; Dolger, Der Heilige Fisch in den antiken Religionen und ira Ckristentum,
Textband, p. 160.
Gaillard, Loret et Kuentz. ibid., p. 22, io 4 et 110.
(4) Les mêmes, ibid., p. 29 et io 5 ; Dolger, ibid., p. 160.
(5) Les mêmes, ibid ., p. 92 et 107.
^ eî Les mêmes, ibid., p. 68 et 107.
Meinertziiagen , Nicoll'* Birds ofEgypt, i 83 o, t. L p. 65 , fig. 7 et L II, p, 448 ; Firth, Excavations of tke Départ¬
aient of Antiquities at Saqqara (Annales du Service des Antiq. de l'Egypte, t. XXIX, pl. II); etc.
Malouf, An arable zoological Dict. (Al-Muktataf, août-septembre 1982, p. 36 , 128 et 169).
Keimer, Quelques remarques sur la huppe (Upupa epops, L.) dans V Egypte ancienne (Bull, de F Inst, franc., t. XXX,
p. 3 o 5 - 33 i); Meinertziiagen, ibid., t. I, p. 33 o et fig. 36 ; Wkymper, Egyptian Birds, 1909, pl. entre p. 46 et hq: etc.
(10) Voir plus bas, p. 44 , note 10.
(il} Meinertzhagen, ibid.. t, I, p. 6i, fig. 1; Jêquier, Matériaux pour servir à Vétablissement d'un dictionnaire d'archéol
égypt. (Bull, de VInst. franc.. . ., t. XIX, 1922, p. i 3 a); Gaillard, Quelques représentations du martin-pêcheur pie (Ceryle
rudis) sur les monuments de VEgypte ancienne (Bull, de VInst. franç .. . ., t. XXX, p. 249-271); Keller. Dis antike Tîerwelt,
t. II, 1918, p. 63 , fig. 22.
6 .
LE MASTABA D'IDOUT.
44
Trois petits sont représentés dans leur nid construit sur une ombelle de papyrus. Ils ont le
bec. les ailes et les pattes noires ainsi que la partie vers la queue. Deux grands oiseaux sont
représentés en plein vol. Une des ailes de lun d’eux garde les traces de la coloration primitive.
Elle est tachetée de noir et blanc et les parties terminales sont noires; cela fait que la couleur
prédominante est le noir.
4. L’oie du Nil (Clienalopex ægyptiaca, Linné)' 1 ); Representee deux
fois couvant, son nid est encore bâti sur une ombelle de papyrus. Le nombre d’œufs habituel
que cet oiseau couve est d’une demi-douzaine environW; mais, probablement faute de place,
l’artiste égyptien en a représenté trois seulement, car dans le nid où la genette a pris un oisil¬
lon , nous en voyons encore quatre autres. Ces oisillons gardent encore des traces de la couleur
jaune orange qui les couvrait. Une des mères se jetant sur ses petits pour les défendre contre
la genette a Tune des ailes couverte de la couleur jaune orange, avec les plumes terminales
noires. L’oie du Nil est <mssi représentée souvent parmi les offrandes présentées au défunt.
5. L’ibis sacré (Ibis Æthiopica, Linné)! 4 ); juZ*- Beaucoup de traces de
sa coloration primitive subsistent encore; et comme dans la nature, son plumage est blanc,
excepté celui de la tête, du cou, de l’extrémité des ailes et de la queue, qui est noir. L’ibis est
peint d’un rouge rouille. 11 est représenté couvant ses œufs, toujours au nombre de trois, dans
son nid. Un autre oiseau de cette espèce est représenté dans son vol.
6. La tourterelle ( Turt-ur turtur isabeüina )(«); jAaLit 7 ). Représentée une fois couvant ses œufs
et deux fois en plein vol. L’aile étendue garde encore des traces de la couleur rouge rouille qui
couvrait ses plumes. Le bec est rougeâtre.
7. Le pigeon (Coturnix cotumix )( 8 ); plç-P). Il figure trois fois en plein vol dans le tableau
représentant le marais, sans aucune trace de couleur. Il figure aussi souvent parmi les offrandes
présentées par les serviteurs.
8. Pluvier vert (1 °) (Vanellus vanellus) t 11 ). Représenté une fois en plein vol. Aucune trace de
couleur.
(1S) de la page précéd. Malodf, An arable zoological Blet. ( Al-Muktalaf août-septembre 1982, p. 8 et 1 38 ).
O Ki i:nt/ Bote du Nil (Chenalopex Ægyptiaca, Linné) dans l antique Egypte (Archives du Museum^d Histoire naturelle
de Lyon, t. XIV, 1924); Meinertzhagen, Nicoïïs Birds ofEgypt, 1980, t. 1 , p. 57, etc.
m Malouf, ibid., p. 9 et 117.
< 3 i Kuentz, ibid., p. 28, dit crLes œufs sont, d’après Brehm, de 4 à 6 (10 à 12 d’après ses chasseurs nègres); ils sont
blancs, ronds, lisses b.
e) Meinertzhagen, ibid., p. 66; Siielley, A Ilandbool: to the Birds ofEgypt, 1872, p. 261; Keimer, Quelques hiéro¬
glyphes représentant des oiseaux (Annales du Service des Antiquités de l’Egypte, t. XXX, p. 20, fig. 27 a et 27 b); Savigny,
Histoire naturelle et mythologique de l’Ibis, i 8 o 5 ; Gaillard et Daressy, La Faune momijiee de lantique Egypte (Cal. gen. des
Antiq. égypt. du Musée du Caire, n° 29661); etc.
(5) Malouf, ibid., p. i 3 a et 218.
(8) Meinertzhagen, ibid., pi. IV, fig. 5 , p. 67 et t. II, p. 5 o 6 .
Malouf, ibid., p. 87 et 2.53.
(S) Meinertzhagen, ibid., p. 70.
m Malouf, ibid., p. 72.
(10) Cette figure peut bien aussi représenter une huppe avec l’aigrette repliée et le bec trop court? Cf. Keijier, Quelques
remarques sur la huppe (Upupa epops, L.) dans l’Egypte ancienne (Bull, de VInst, franc., t. XXX, p. 009).
1111 Meinertzhagen, ibid., t. I, p. 62, fig. i 3 .
r
In
REPRÉSENTATIONS ET INSCRIPTIONS. 45
9. Pluvier mélanocéphale (Pluvianus Ægyptus, Heuglin) (1 ); ^IwJi^Lf 1 ). Représenté debout sur
une ombelle de papyrus. Aucune trace de couleur.
10. Canard siffleur (Anas penelope )P); ci<Xa.( 3 ); ou peut-être même une
petite oie du Nil (Chenalopex Aegyptiaca) W. Représenté debout sur une seule patte sur une
ombelle de papyrus. Aucune trace de couleur.
Parmi les oiseaux présentés comme offrandes figure souvent aussi une espèce de canard très
répandu en Égypte : c’est le canard pilet (Dafila acuta, Linné) < 5 ), ( fi ), caractérisé par sa longue
queue.
{l) Keimer, Quelques hiéroglyphes représentant des oiseaux (Ann. du Service des Antiq. de l’Egypte, L XXX, 1980, p. h).
(2) Meinertzhagen. Nicoll *s Birds of Egypt, t. I, p. 64 , pl. IV, fig. 2; Küentz, L’oie du Nil . . p. 4 o.
(5) Malouf, An arabic zoological Dict. ( ALMuktataf, août-septembre 1982, p. 9 et 245 ).
Comparer les oisfilons dans leur nid.
{5) Meinertzhagen. ibid., t. II, p. 468 et pi. XIX: Kuentz, ibid ., p. 80, 81 et 89; Boussag, Le canard à longue queue ou
(Pilet) (Recueil de travaux. . XXIII, p. 69); etc.
(6) Malouf, ibid., p. 9.
INDEX DES NOMS DE PERSONNES.
TITRES.
Pages.
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. . . 5 (note 5 , B)
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voir p. 37.
1, 11, 12,
36 et 37
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INDEX
DES NOMS
DE
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TITRES.
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10
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20
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23
. 3 i
SCIENTIFIQUES
D’ANIMADX.
Pages.
Addax nasomaculata ..... 21 , 4 o
Allium cepa ... 20
Anas penelope .. Zi 5
Anguilla valgaris . 4s
Barbus bynni . 43
B os africanus . 4 g (note 6 )
Pages.
Bas taurus macroceros. . 11 , 4o, 4o
(note 6 )
Ceryle rudis ... 43
Chenalopex Ægyptiaca 7 . 7 (note 6 ),
44, 44 (note
1 ), 45.
Pages.
Çiiharinus ciîharus . 42
Citharinus lattis . 42
Cotumix coiurnix .. • 44
Crocodüus nüoticus .. . * S
Cyperus papyrus ... 16
Dajïla acuta. . . 7 , 7 (note 7 ), 45
48
INDEX DES MOTS ARABES.
Pages.
Eragrostis cynosuroides . 8
Gazella dorcas . 4i
Gazella isabella . 4i
Genetta Dongolana . i 6 , 4 2
Gnathonemus cyprinoides . 43
Hippopotamus amphibius. . 8
Ibex beden . i 8
Ibex Nubiana . 4o
Ibis Æthiopica . 44
Ichneumon herpestes . 1 6, 41
Pages.
Juncus marilimus . 9
Labco niloîicus . 43
Lates niloticus . 42
Mormyms niloîicus .; . . . 43
Mugil capito . 43
Nycticorax nycticorax nycticorax . 4 3
Nijmphœa lotus . 11 , 1 3, 1 3
(note 3)
Oryx leucoryx. . . 18,18 (note 2 ),
24, 4o
Pages.
Phœnix dactiliphera . . . . .
.... 8
Pluvianus Ægyptus .
Potamogelon lucens . . 8,
8 (noie i)
Tetrodon fahaka .
.... 42
Tilapia nilolica ..
Turtur turtur isabellina.. .
.... A4
Upupa epops ... 43 , 43
(noie 9),
44 (note 10 )
Vanellus vanellus . 44
INDEX DES MOTS ARABES
Pages.
42 .
42 .
. Ji
42 .
.s JJ
J*
A3 .
42 (note 3) ...
42 (note 3) ...
A3 .
A3 .
2 0 ( note 1 ) ...
8 (note 4) ...
24 (note 4) ...
42 . ..
Ao .
4o .
9 (note 8 ) ...
Ai .
A3 .
A3 .
4o .
.
25 (note 2 ) .. .
Pages.
42 . . . ..
.
A3 .
42 .
A3 .
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42 .
AA .
42 .
• • • .. J*
A5 .
A3 .
8 (note 2 ) ...
1 3 (note 6) ...
A4 .
45 .
A3 .
4n .
8 (note 9) .
8 (note 9 ) .
42 ...
43 ... jÿyè
43 ...Jy*
Pages.
4 1 .
10 (note 5) ....
10 (note 5) ....
A4 .
AA .
18 (note 4) ....
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36 (note 3) ....
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43 .
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4o .
8 (note 9 ) . ., .
45 .
42 .
18 (note 4), 44
TABLE DES PLANCHES HORS TEXTE.
Planches.
Fromispice : Représenta lion du marais : mur ouest de la salle B.
I . Plan général du mastaba par rapport à la pyramide à degrés et aux autres monuments de Zoser.
II . Plan détaillé du mastaba.
III... . À : Vue générale du mastaba prise du côté sud.
B : Vue des magasins et des escaliers qui menaient à la plate-forme.
IV ... . En cours de travail. À : La salle E avec le plafond intact.
B : Vue de la salle, une fois les blocs du plafond enlevés.
V .A : Salle B, mur nord.
B : — À, mur ouest.
G : — À, mur sud.
D: — À, mur nord.
E : Côté ouest extérieur du mastaba.
F : Jambage ouest de l’entrée.
VI .... Mur ouest de la salle B (photographie).
VIL ... Mur ouest de la salle B (dessins).
VIII. . . Mur est de la salle B.
IX. .. . A. et B : Jambages de l’entrée de la salle B.
G : Mur sud de la salle B.
X.À, B, C et D : Murs nord, sud, est et ouest de la salle G.
XI. .. . A : Jambage nord de l’entrée menant à la salle D.
B : Mur est de la salle D.
XII. . . . Mur ouest de la salle B.
XIII. .. A: Mur sud de la salle D.
B : Mur nord de la salle D.
XIV . . . Stèle fausse-porte; salle E, mur ouest.
XV. . . . Mur ouest de la salle E, à gauche de la stèle.
XVI. .. A et B : Jambages de l’entrée de la salle E.
G et D : Jambages de ia stèle fausse-porte.
XVII. . . Mur nord de la salle E.
XVIII. . Mur ouest de la salle E, à droite de la stèle.
XIX. . . Mur sud de la salle E,
XX. . . . Mur est de la salle E.
XXI. . . Gliambre funéraire de Ihy usurpée par Idout. A : Paroi nord.
B : Sarcophage.
XXII . . — — A : Paroi ouest (au sud du rentrant).
B : Paroi est (a droite de l’entrée).
XXIII. . — *—- A : Paroi ouest (au nord du rentrant).
B : Paroi est (à gauche de l’entrée).
XXIV. . — — Paroi sud.
Le Mastaba d’Idout.
7
50
TABLE DES PLANCHES HORS TEXTE.
Planches.
XXV. ..
XXVI. .
XXVII..
XXVIII.
Inscriptions du sarcophage. Couvercle. A ; Inscriptions martelées du côté est.
Cuve. B : Inscriptions martelées du côté nord.
C: — — ouest (partie).
D : — — — (suite).
E : Inscriptions martelées de l’extérieur du côté est et inscription
à l’encre noire ajoutée par Idout.
1 : Genette en train de mettre bas; bloc provenant du mastaba et trouvé dans le rédime .
2 : Représentation des coffrets (?) de la paroi ouest de la chambre funéraire de Ihy usurpée par Idout.
Offrandes entassées et porteurs d’offrandes ; mur ouest de la salle E.
A : Mammifères..
B : Poissons,
C : Oiseaux.
TABLE DES MATIÈRES.
Pages,
Introduction . ... vu
Chapitre premier. — Description générale... 1
Superstructure. Position....... i
Bas-reliefs...... . 2
La chambre du sarcophage. Situation..... 3
Représentations.i. A
Sarcophage. h
Objets recueillis durant les fouilles....... 5
Sépultures postérieures ........ 5
Chapitre IL — Représentations et inscriptions... 7
Chapelle. Salle A......... 7
Salle B........ 10
Salle C......... 18
Salle D.......... 19
Salle E.,..... 22
Chambre du sarcophage...... 3 1
Sarcophage. 36
Chapitre III. — Coloration des signes....... 3 g
Identification des animaux : A. Mammifères. ... Ao
B, Poissons..». A2
C. Oiseaux.*... A 3
Indices. Index des noms de personnes... A7
Index des noms scientifiques de plantes et d’animaux..... A7
Index des mois arabes..... AS
Table des planches hors texte. A9
Le “ mastaba’ * d’Idout.
PI. I.
MX&HA
Le “mastaba” d’Idout.
PL IL
Plan détaillé du mastaba.
Le “mastaba” d’Idout.
PL III.
A
A. Vue générale du a mastaba ” prise du côté sud.
B. Vue des magasins et des escaliers qui menaient à la plateforme.
Le “mastaba” d’Idout,
PI. IV.
En cours de travail. A. La chambre E avec le plafond intact.
B. Vue de la chambre, une fois les blocs du plafond enlevés.
Le cc mastaba’" d’Idout.
PL V.
î : 8 A. Salle B, mur nord. D. Salle A, mur nord.
B. — A, mur ouest. E. Extérieur du mastaba, côté ouest.
C. — Aj mur sud. F. Jambage ouest de la porte d’entrée du mastaba.
Mur ouest de la salle B.
'
Le ‘'mastaba” d’Idout,
Pl. VIL
i : 8
Mur ouest de la salle B.
Le “mastaba” d’Idout.
PL VIII.
P3
<u
3
S
Le “mastaba** d’Idout.
PI. X.
Le “mastaba” d’Idout.
i : 8
A. Jambage nord de la porte menant à la salle D.
B. Mur est de la salle D.
Le “mastaba” d’Idout.
PI. XII.
y ^ -w-
fclfl
**b \lfa
<v
WISSSÎy
i : 8
Mur ouest de la salle D.
Le “mastaba” d’Idout.
PL XIII -
B
i : 8
À. Mur sud de la salle D.
B. Mur nord de la salle D.
Stèle fausse-porte. Salle E, mur ouest,
Le “mastaba” d’Idout.
i : 8
Mur ouest de la salle E ; avant la stèle.
1
_HsjSÜ
I : 3
A et B, Jambages de l’entrée de la salle D.
C et D. Jambages de la stèle fausse-porte ; salle E 3 mur ouest.
Le “mastaba” d’Idout. PI* XVI.
Le c ‘mastaba” d’Idout.
Pl. XVII.
i ’• 8 Mur nord de la salle E.
Le “mastaba” d’Idout.
PL XVIII.
Mur ouest de la salle E; après la stèle.
Le £ ‘mastaba” d’Idout.
PL XIX.
Le “mastaba” d’Idout.
PL XX.
i : io
Mur est de la salle E.
PL XXI
Le “mastaba” d’Idgut.
B
Chambre funéraire de “ Ihy usurpée par Idout.
A, Paroi Nord.
B. Sarcophage monolithe en calcaire. La bande d’inscriptions martelées y est visible.
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Chambre funéraire de “ Ihy ” usurpée par Idout.
A, Paroi ouest (au sud du rentrant).
B. Paroi est (à droite de l’entrée).
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Le “mastaba” d’Idout,
PL XXIII
Chambre funéraire de " Ihy ” usurpée par Idout.
A Paroi ouest (au nord du rentrant).
B. Paroi est (à gauche de l’entrée).
Chambre funéraire de “ lhy ” usurpée par ldout. Paroi sud.
Le “mastaba” d’Idout.
Pl. XXV.
E
Inscriptions du sarcophage.
Couvercle. A. Inscriptions martelées du côté est.
Cuve. B. Inscriptions martelées du côté nord.
C. » » » » ouest (partie).
D. » » » » ouest (suite).
E. Inscriptions martelées de l'extérieur du côté est ; ainsi que
l’inscription à l’encre noire ajoutée pour Idout.
PI. XXVI
Le “ mastaba” d’Idout.
Genette en train de mettre bas ; bloc provenant du “ mastaba ” et trouvé dans le “ ridime
Représentation des coffrets (?) de la paroi ouest de la chambre funéraire de “ Ihy ” usurpée par Idout.
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PL XXVII.
Le “mastaba” d'Idout.
Offrandes entassées et porteurs d*offrandes : mur ouest de la chambre E.
Le “mastaba” d’Idout.
PL XXVIII,
A
À : Mammifères. -— B : Poissons. — C : Oiseaux.